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Touche pas à mon camion [PV: L'oublié]

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Ashley Nortlen

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MessageSujet: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié] Jeu 10 Juin - 9:27

Il faisait soleil, ce jour-là, et j'avais eu envie d'aller montrer mon chéri dans les rues de San Francisco. Seulement, avant d'exhiber sa perfection, je devais le rendre encore plus beau. J'étais donc descendue au stationnement souterrain pour le dorloter un peu.

J'avais en partie choisi cet hôtel parce qu'il possédait un stationnement souterrain. Ainsi, mon camion adoré était à l'abris de tout ce qui pouvait tomber du ciel. Et, croyez-moi, quand on bosse à arnaquer, menacer et tuer les gens, beaucoup des choses peuvent descendre tout droit sur notre véhicule préféré au monde. Je n,avais pas peur qu'on me le vole. Avec tout ce que j'avais investi en système d'alarme et, mieux encore, en pièges pour les voleurs, la personne qui réussirait à me voler mon chéri mériterait toute ma considération. Mais pas mon camion. Je la traquerais, le reprendrais et ferais souffrir l'immonde qui aurait osé s'en prendre à lui. Toutefois, je lui laisserais la vie sauve, histoire de lui montrer mon respect pour l'ingéniosité qui lui aurait fallue pour me dérober mon trésor.

J'étais donc dans ce stationnement, principal attrait de l'hôtel, et je terminais de laver mon adorable véhicule. Je m'étais mis de la jolie musique de circonstances, soit du Three Days Grace, et je ne pouvais m'empêcher d'appécier cette solitude (à deux!). L'endroit était plutôt frais pour mes pauvres jambes exhibées par un mini-short en jean, mais j'aimais bien ne pas crever de chaleur. Je préférais faire crever les autres. Heureusement, j'avais l'air climatisé dans mon camion...et une multitude de gadgets en tous genres des plus intéressants. Par exemple, j'aimais beaucoup cette application qui permettait de faire sortir des fusils automatiques sur le devant de mon camion. C'était très pratique. Ça m'avait servi tellement souvent! Quoi de plus agréable que poursuivre un piéton dans une ruelle en agrémentant sa course de décharges d'automatiques? Je n'avais trouvé que très peu de plaisirs aussi grands.

Je venais de commencer à essuyer la cire séchée sur mon chéri lorsque je sentis comme une vibration dans le sol. Est-ce qu'on faisait des travaux dans le coin? Ou bien... quelque chose d'immense approchait. Cependant, je savais qu'aucun travail de construction n'était en cours près de là et je n'étais pas fan du retour de Godzilla. Ce devait donc être autre chose. Je continuai néanmoins de frotter mon véhicule, mais j'étais à l'affut. Peut-être qu'un (ou plusieurs?) de mes ennemis était là, tapi dans un coin sombre, à se moquer de moi. Si c'était le cas, il crêverait. Je le lui promettais déjà.

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MessageSujet: Re: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié] Ven 11 Juin - 14:21

Voilà maintenant plusieurs jours que je créchait à l'hotel, cet endroit plein d'activité et à la fois d'inactivité. Jamais dans ma vie, du moins.. je pense, je n'ai été aussi lâche, moche, normal. D'après les formes que j'avais découvertes sur mon corps. je pouvais dire que je m'étais entraîné vraiment beaucoup lorsque j'étais encore avec une mémoire, mais là, j'avais perdu tout intérêt d'y aller, pour l'instant. L'idée de s'entraîner, c'est de devenir plus fort et impressionner les jolies filles c'est bien ça? Alors si j'ai aucune jolie fille à impressionner, à quoi c'est censé me servir? Non pas que l'hôtel ne disposait pas de quelques belles créatures, au contraire, il y en avait de fort jolies, par exemple les deux belles réceptionnistes, la même qui était venue me voir moi et... mon chien [Euh...] sur le pont.

Parlant justement de Judith, plus je la fréquentais, plus je trouvais qu'elle ne montrait pas beaucoup d'activité elle non plus. À quoi ça peut bien me servir de cacher un loup dans ma chambre si c'est pour qu'il reste là, assit toute la journée? Pourtant, il s'était approché de moi très rapidement lorsqu'il m'avait vu, comme s'il me connaissait et s'il m'appartenait dans le passé, il est certain que je l'aurais rendu plus actif que ça... ça m'embête d'être écrasé sur mon lit depuis près d'un mois.

Pourquoi je me retrouvais dans le stationnement sous-terrain cette fois-ci? Ce n'est pas particulièrement que j'aime visiter les endroits étranges, ni que j'avais réellement cette envie de venir découvrir cette partie de l'hôtel. J'avais découvert quelque chose qui semblait bien intéressant dans ma chambre: une clef. D'après la forme et la grosseur, ce devait s'agir d'une auto, ce n'était certainement pas une porte ou quoi que ce soit d'autre. En fait, j'en avais trouvé deux, différentes. J'avais aussi un espèce de démarreur à distance un peu spécial qui me permettait de vérouiller quelque chose qui n'était pas une porte de char. C'est donc dans le stationnement que je me retrouva, en plein millieu. Je cherchai rapidement des yeux quelle automobile pouvait m'intéresser le plus, j'en découvris des dixaines et afin de savoir lequel m'appartenais, je pris le truc à distance et appuya sur le bouton de verrouillage, question que le véhicule se mette à crier. Un son m'attira vers le fond, là où je découvris des dixaines de motos. Plutôt intéressant non? Appuyant maintenant sur l'autre bouton, je découvris que, naturellement, celle qui criait était la plus jolie, la plus sport, la plus.. protégée? Le bouton sur lequel je venais d'appuyer venait de déverouiller la moto... je tenais autant à elle au point de me faire poser un dispositif de verrouillage? J'ignorais toujours à quoi servait l'autre clef, je m'en fichais pour l'instant, j'avais une jolie moto verte et blanche, à moi. Je la chevaucha immédiatement et après avoir parcourut la moitié du stationnement, je m'arrêta d'un coup sec. Une jolie fille... très jolie fille... qui essuyait son camion.. un joli camion. Hum... mini-short en plus? Elle savait comment attirer les hommes elle. Je ne sais pas pourquoi, il n'y avait pas de casque dans le petit coffre derrière la moto.. peut-être n'en avais-je pas besoin, moi?


-Dis donc, c'est pas un peu gros? Pas que je sous-estime tes talents de conductrice, mais c'est... inhabituel?

*Mais vraiment très sexy*
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MessageSujet: Re: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié] Ven 18 Juin - 15:36

[Tiens. Je vais t'occuper un peu.]

Ma vie n'avait jamais été normale, quoi qu'on essaie d'en penser. Bien sûr, j'avais joyeusement vécu avec cette femme plus qu'ordinaire qu'était ma mère, dans un appartement d'une médiocrité hurlant à la banalité et avec cette absence si ennuyante d'un père, comme l'avaient vécu et le vivraient encore un nombre incalculable de petites filles. Il était vrai que, de ce point de vue, ma vie avait été comme tellement d'autres. Mais c'était sans compter... moi. Ma petite personne. J'étais différente de toutes ces victimes de la vie. Plus forte, certainement, mais surtout plus déterminée. J'avais, depuis longtemps, choisi d'être de ceux qui gagnaient, qui réussissaient. Déjà, toute petite, j'avais appris aux gens à ne pas se mettre en travers de mon chemin. Par exemple, une fois, il y avait eu ce petit con, lorsque j'avais huit ans. Il m'avait volé un crayon et il s'amusait à le lancer, avec son ami tout aussi débile, pour se moquer de moi, puisque je n'étais pas assez grande pour le leur enlever. Pauvre con: il n'a jamais vu venir la chaise. J'étais peut-être petite, mais je savais lancer jusqu'à sa tête. Quand il est tombé, j'ai juste ramassé mon crayon. L'autre lent qui lui servait d'ami n'a, étrangement, pas essayé de me le reprendre.

Je n'avais pas encore laissé Alex s'asseoir dans mon camion. Cela faisait tout de même un moment qu'on se fréquentait, mais l'occasion ne s'était pas présenté. D'ailleurs, je n'étais pas encore certaine qu'ils soient prêts, l'un comme l'autre, à se rencontrer. Pour un mec, Alex ne semblait pas vraiment s'y connaître en automobiles et je craignais qu'il n'apprécie pas mon chéri à sa juste valeur. De plus, ledit chéri avait besoin qu'on le prépare; il était timide. En dehors de moi, une seule autre personne avait eu le droit de le conduire. Et ça n'arriverait plus. On pouvait me trahir, mais on ne décevait pas mon camion. Il avait beau ne pas être vivant, il restait beaucoup plus sensible que moi.

Si c'était un ennemi venu essayer de me faire la peau, le pauvre mec manquait de subtilité à arriver aussi visiblement près de moi. Peut-être croyait-il endormir ma méfiance. Néanmoins, je me contentai de l'observer du coin de l'oeil alors qu'il approchait, comme si je ne me souciais pas de lui. Comme s'il ne risquait pas de se retrouver sur toutes les surfaces du stationnement... en même temps.


-Dis donc, c'est pas un peu gros?

Je me retournai en souhaitant pour lui qu'il n'était pas en train de faire allusion à mes fesses.

-Pas que je sous-estime tes talents de conductrice, mais c'est... inhabituel?

C'était bien pire. Il avait regardé mon camion. Directement, sans gêne! Seulement, dès que mes yeux s'accrochèrent sur sa moto, j'oubliai mon camion. (Je le jure.) C'était une magnifique moto... qui me rappelait vraiment celle d'une personne que j'avais connue. C'était peut-être la même. Après tout, une moto, ça se vole. (Tout se vole.) J'allais me contredire mentalement, me rappelant qu'une moto comme celle à laquelle je venais de penser se dérobait aussi facilement que... mon camion, quand le stationnement intervint dans la conversation. Il se mit à trembler étrangement, comme si nous étions au beau milieu d'un...tremblement de terre. Merde. La secousse fit tomber mon seau d'eau savonneuse sur le sol, mais je ne perdis pas équilibre. J'étais quand même le genre de personne à savoir marcher sur une corde.

-Presque aussi doux que le ronronnement de mon camion.

Je souris, avec, dans les yeux, cette lueur qui faisait généralement fuir les gens. Il fallait que je me tire d'ici...mais je voulais savoir qui était ce mec à la moto beaucoup trop familière. Je devenais probablement paranoïaque, mais les gens confiants ne survivaient pas. Les cimetières étaient remplis d'invincibles qui n'avaient peur de rien. Alors, pour ma propre sécurité, je devais m'assurer que l'homme devant moi n'était pas dangereux et ne me ferait pas sauter la cervelle dès que je me déciderais à essayer de quitter ce stationnement. S'il le fallait, je lui éclaterais moi-même la tête, avec ou sans arme, avant de sortir...

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MessageSujet: Re: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié] Sam 19 Juin - 16:38

Mon passé était tout simplement, un trou vide. Comme hier, comme le hier d'avant-hier et comme les quelques autres journées qui avaient suivient mon réveil, j'avais l'impression de ne pas avoir de passé. Peut-être m'avait-on programmé d'avance afin que je sache marcher, parler, me tenir en public un tout petit peu, on m'avait malheureusement pas programmé pour m'inventer quelque chose sur quoi me tenir, un souvenir quelconque.
Si mon passé était absent, mon présent se construisait rapidement. Je n'aurais jamais cru que le temps pouvait aller si vite, jamais cru qu'une journée pouvait contenir vingt-quatre heures et sembler si courte. Mais comment faisaient les autres pour dormir aussi longtemps? Il y en avait qui dormaient des neuf ou même dix heures par jour! C'était impensable. Pour ma part, je dormais quatre heures et cela me suffisait amplement. Lorsque j'avais des envies de dormir pendant la journée, je fermais les yeux environ une minute, je pratiquais une technique que je savais naturellement, quelque chose que je devais pratiquer avant. Cela m'aidait à passer à travers ma journée et à me sentir en pleine forme jusqu'à ce que le matelas moelleux vienne caresser les cicatrices sur mon dos, appartenant au passé elles aussi.
Mon présent en construction, mon futur ne dépendait que de lui. Dans chacun de mes gestes, je sentais mon futur s'aggrandir, m'ouvrir de nouvelles possibilitées. J'étais comme un petit jeune qui finissait le secondaire et devait choisir quelle option prendre au CEGEP car sa future vie en dépendait. Je me devais de faire des choix que j'aurais normalement déjà du faire, que j'avais probablement déjà fait avant, mais il fallait les refaire. Mon amnésie était un problème pour l'avenir, un poids.

Les clefs en main, j'avais l'impression que je détenais quelque chose du passé, quelque chose qui pourrait m'aider à me rappeler. J'avais fait de mon mieux afin de trouver qu'est-ce qui m'appartenait dans ce parking sous-terrain, j'y trouva une moto. J'eux cette envie de l'appeler mon bébé, naturellement, mais même si elle était une des choses les plus jolies que j'avais vu depuis mon réveil, il y avait peut-être une certaine limite. J'étais parti, sans casque, faire un petit tour dans le stationnement mais je m'étais arrêté soudainement lorsque j'avais vu une fille qui était en train de frotter un gros camion. Peut-être était-ce mon imagination, mais j'avais plutôt l'impression qu'elle le caressait et qu'elle le flattait plutôt que de le laver, même s'il semblait déjà très propre. De dos, elle semblait vraiment très jolie, mais je n'arrivais pas à la voir de face. Je fis donc un commentaire sur lequel j'étais certain qu'elle se retournerait, comme ça j'aurais l'occasion de l'observer un peu plus.
Lorsqu'elle se retourna enfin, elle avait beau avoir cette expression qui disait «Non mais pour qui tu te prends espèce de salaud?», je ne pus m'empêcher de sourire tout de même. Vous savez, dans les films, quand les filles se retournent au ralentit, les cheveux dans le vent et un espèce de halo de lumière autour d'eux, j'avais cette impression en ce moment. Je resta figé pendant un instant, très court, me rendant compte du ridicule qui m'animait. Finalement, toujours sur ma jolie moto, VERTE [:cheers:], le sol se mit à trembler solidement en dessous de moi. Je restai debout sur ma moto, je savais qu'elle ne pourrait tomber si je ne tombais pas moi et comme ça, elle n'aurait aucune égratignure. La secousse ne fut pas si violente, mais assez pour que le sceau qui était sur le camion tombe, et que l'une des motos pas trop loin tombe elle aussi. Je m'approchai tout de même d'un poteau qui était tout juste à côté, question que s'il y avait une seconde secousse, je ne tombe pas. Franchement, nous étions dans un stationnement sous-terrain, et j'avais plutôt peur. De tous les endroits les pires pour être lors d'un tremblement de terre, cet endroit était probablement le pire.


-Ouais, bah il restera pas grand chose de ton camion si on a une vraie secousse...

Il reprit position sur sa moto et se dirigea légèrement plus loin là où il pourrait se retourner. Pas qu'il avait envie de jouer les héros, mais il tenait tout de même un peu à la sécurité de cette fille autant qu'à la sienne [mais quel grand coeur!], alors il la ferait embarquer avec lui, et ils sortiraient le plus rapidement possible. Il arrivait, il y était presque, une seconde secousse fit des siennes et puisqu'elle commençait de façon plutôt solide, un craque traversa la sol du stationnement au grand complet et quand ma moto y parvenu, la roue y resta coincée. Sacré trou, s'il avait pu ne pas se faire devant moi, j'aurais pu l'éviter. PFFF!
Je me retrouva projeter en avant, pas bien loin car je n'allais pas si vite, j'étais tout de même dans un endroit restraint, avec une femme pas trop loin et le risque de me faire rentrer dedans par quelqu'un qui sortait. Le contact de mon bras, ma hanche, ma jambe et le côté de mon visage avec le sol ne fût tout de même pas des plus doux. Une roche ouvrit mon avant-bras, mais je ne m'en fit pas pour ça. Le côté gauche de mon visage fût légèrement coupé, mais aucun sang n'en sortait, je venais simplement de m'enlaidir. Encore couché par terre, le sol continuait de trember en dessous de moi, jusqu'à ce que l'électricité se coupe d'un seul coup. On n'y voyait presque plus rien, la seule très faible lumière venait d'une lumière de secours un peu moche qui n'arrêtait de flasher. Je me releva rapidement et malgré la douleur dans ma cuisse, ne put qu'apporter toute mon attention à la fille d'une beauté surprenante, même si je savais que ma moto avait probablement plus mal qu'elle.


-Est-ce ça va?

*Pour vu qu'elle ne se soit pas fait mal, j'ai pas envie de la consoler et de lui expliquer que son talon brisé, c'est pas si pire comme conséquence à un tremblement*
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MessageSujet: Re: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié] Mar 20 Juil - 23:35

[J'aime vraiment cet intermède à la troisième personne, au milieu de ton RP.]

C'était étrange, pour certains, de se dire que j'envisageais presque toujours de tuer les nouvelles personnes que je rencontrais. Pour moi, c'était tout naturel. Je pensais à les assassiner avant toute autre chose. Chacun était un ennemi potentiel et j'étais légèrement parano. Légèrement. Chaque nouvelle rencontre animait mon imagination de plans plus ingénieux et originaux les uns que les autres pour l'éliminer, si le besoin me venait. Le moindre détail s'imprimait dans ma mémoire en se classant de lui-même du côté des choses menaçantes ou non à savoir sur une personne. Au bout de trop de petites choses qui me déplaisaient, la personne tombait dans le rouge et, généralement, je la tuais après avoir effectué une très courte rechercher sur elle. On ne pouvait rien me cacher... Enfin, on ne pouvait rien dissimuler aux gens qui étaient chargés de trouver pour moi les informations dont j'avais besoin. C'était fou ce que ces subtiles personnes savaient dénicher lorsqu'on leur laissait sous-entendre que leur vie en dépendait! Au fond, toute mon association reposait sur l'intéressant principe de bien faire son travail au risque de crever. Ou pire. (Et je vous jure que je sais faire pire que simplement réduire éternellement les gens au silence.)

Quand j'effectuais une mission pour mon entreprise, je tuais et je posais les questions ensuite. Souvent, on ne me répondait pas, je devais l'avouer, mais ce silence était tellement mieux que se faire répondre d'une rafale de balles dans le dos. Morts, mes ennemis étaient vraiment moins menaçants. Certains continuaient tout de même à me faire chier, que ce soit par des systèmes de sécurité meurtriers, par des gens engagés par eux avant que je les élimine ou, pire, par de foutus héritiers de leurs associations toujours minimes à côté de la mienne. Les enfants des dirigeants d'entreprises louches étaient les pires êtres au monde. Ambitieux sans toujours être intelligents, ils se croyaient invincibles et tout permis. C'était ceux-là à qui je faisais endurer pire que seulement la mort. Ils le méritaient amplement.


-Ouais, bah il restera pas grand chose de ton camion si on a une vraie secousse...

J'eus envie de l'envoyer se faire voir. Il ne connaissait rien de mon camion. Il s'était sorti de situations bien plus périlleuses. D'accord, JE l'avais sorti de situations bien plus périlleuses. Mon cher véhicule manquait un peu d'autonomie. Je me résolus tout de même à me taire et cela n'avait aucun espèce de rapport avec le fait que l'homme devant moi avait un charme assez évident. Il y avait longtemps que ce genre de choses ne m'empêchait plus d'être efficace. J'avais égorgé de jolis garçons et autant de fillettes. Un homme très exactement mon type ne me troublait pas du tout. À cette distance. De plus proche, j'aurais peut-être perdu un infime pourcentage de ma concentration à l'analyser.

Le stationnement se remit à trembler et l'étrange homme sexy, sur la moto qui me dérangeait tellement, fit un vol assez court en direction du sol, là où il atterrit sans douceur. Je remarquai que sa chute avait été occasionnée par une fissure dans le sol, une fissure qui passait très exactement sous mon camion, entre les roues avant et arrières. Elle était assez large pour gêner le déplacement de mon sublime véhicule... Je la voyais clairement, malgré la noirceur, puisque cette stupide secousse si soudaine m'avait fait perdre équilibre. Je m'étais donc retrouvée allongée sur le sol, sur le côté, la tête au-dessus de l'ignoble fissure qui divisait le sol sous mon camion chéri. Je ne pus réprimer un grognement de frustration. Maintenant, même la nature était mon ennemie.

Une fois l'endroit redevenu calme, je me relevai à demi, sans perdre l'air sombre qui avait coloré mon visage à la découverte de la fissure sous mon véhicule. Je sentis une douleur diffuse dans ma jambe, mais je n'y portai pas trop attention. J'aurais mal plus tard. Pour le moment, je devais surveiller l'étrange avec sa moto.


-Est-ce que ça va?

Je baissai instinctivement les yeux vers ma personne, presque prête à lui répondre. Comme si c'était mon genre. J'entrevis à peine le sang qui coulait de ma jambe alors que je relevais les yeux vers lui.

-Sérieusement, ça pourrait aller mieux. Il y a une foutue fissure qui s'est créée sous mon camion.

Puis, j'entrepris de me relever, rapidement, presque d'un bon, et je retombai pathétiquement sur le sol. Et c'est à ce moment que je remarquai que ma jambre gauche saignait peut-être plus que s'il avait été question d'une simple égratignure. Je devais avouer que j'aurais préféré le voir avant d'avoir l'air stupide, mais il était trop tard. Je levai les yeux au ciel en étirant un bras vers mon sac à main, tombé juste sur le bord de cette fichue fissure, et j'en sortis des ciseaux avec lesquels je découpai une large bande de tissu dans le bas de la camisole que je portais. Je m'en fis un bandage que je serrai sur ma blessure avant de me relever, avec un peu moins d'enthousiasme, cette fois-ci. Ça ne faisait pas moins mal, d'ailleurs, maintenant que j'avais un bandage, mais je faisais comme si.

-Je pense que ça pourrait être le moment de sortir d'ici, tu crois pas?

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MessageSujet: Re: Touche pas à mon camion [PV: L'oublié]

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Touche pas à mon camion [PV: L'oublié]

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