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Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté]

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MessageSujet: Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté] Lun 20 Sep - 11:59

Depuis le tremblement de terre, tout à l'hôtel ne semblait pas avoir repris un état normal, surtout les gens, surtout Jason. Imaginez la personne que vous cotôyez chaque jour ayant une sale réputation, pas celle de tombeur mais bien celle de pute, qui devient soudainement pas nécessairement chaste, juste très peu actif sexuellement parlant. Physiquement au contraire, Jason avait déjà changé beaucoup d'apparence, ses cheveux en bataille lui arrivaient dans les yeux, ils étaient très légèrement peignés, seulement pour dire qu'ils ne sont pas mêlés, il s'habillait différemment, comme s'il essayait un nouveau style chaque jour puis, le gros changement, il était plus musclé, assez pour que cela paraîsse.

Cela faisait maintenant plus d'un mois que le Badley ne sortait plus vraiment de sa chambre et y laissait entrer que quelques personnes. Viktor était le premier à être venu le voir, le premier à être intéressant plutôt. James était lui aussi venu plusieurs fois, mais plus de la moitié des fois, il ne lui avait pas ouvert, à en laisser croire qu'il avait quitté l'hôtel. Il lui avait malheureusement répondu dernièrement, détruisant tout espoir qu'on le laisse tranquille. Comment était-ce possible d'apprécier quelqu'un à ce point, et le détester à la fois sans en perdre complètement la raison? Peut-être qu'au fond, il l'avait perdu, peut-être qu'il n'était bon que pour l'hôpital psychiatrique lui aussi.

Il était habillé très simplement, un chandail noir avec un quelconque message dessus, une marque probablement, et un jeans plutôt délavé, des baskets presque trop grandes, blanches et naturellement, d'immenses lunettes de soleil. C'était le genre distinctif de Jason Badley qui, malgré son changement constant de style, arrivait constamment à lui coller à la peau. Il fallait toujours quelque chose d'exagéré chez lui (et je ne parle pas de son attitude excessivement adorable). Le union square était de ces endroits aggréables à visiter les jeudis après-midis, tout comme ce l'était en ce même moment. Peut-être que de dépenser plein d'argent comme il le faisait l'aidait à fuir la réalité, mais ça en devenait compulsif. Il avait passé les trois derniers jours dans ce coin de la map à dépenser, encore et encore, jusqu'à en vider presque son compte en banque, mais il s'en fichait puisque tant qu'il magasinait, il ne pensait pas à... bon bravo ein, il y pense maintenant...

Aujourd'hui, il avait fait le tour des marchés aux puces, s'étant procuré de quoi se détendre les pouces de temps à autres, une Xbox 360. Allez savoir pourquoi il s'était procuré cela, il ne jouerait qu'une fois ou deux. Au moins, il pourrait la revendre en utilisant son pouvoir pour se faire une bon 150$ et plus de profits. Ça avait ça de bon.
Le sourire ne faisait plus particulièrement partie de sa vie depuis plusieurs mois, encore moins depuis quelques semaines et il s'en fichait éperdument. Viktor s'inquiétait pour lui et il s'en fichait éperdument. Sara s'inquiétait peut-être elle aussi et il s'en fichait éperdument. James s'inquiétait probablement lui aussi et... il.. s'en fichait... éperdument... .... Ouin..

Une présence le ralluma soudainement, le réveilla de son étât de satellite dans lequel il se trouvait. Il ne comprit pas pourquoi, mais le simple fait que cette présence soit là le dérangea profondément. Ce n'est pas parce qu'il l'avait vu et au contraire, il savait que la personne se trouvait derrière lui et lui était inconnue, mais c'est comme s'il sentait qu'une connexion importante s'était créer d'un seul coup entre lui et l'inconnu. Soudainement, il sentit la terre arrêter de bouger ou presque, tout le monde autour ralentir leurs mouvements à une vitesse impossible pour l'être humain, le son disparut tranquillement pour laisser place à un son blanc, quelque chose d'affreusement désaggréable. Tout s'assombrit autour de lui et il perdu toutes ses forces d'un seul coup. Tout ce qu'il trimbalait avec lui disparut de ses mains pour atterir sur le sol. Plusieurs personnes se retournèrent vers lui, attirées par le bruit de la console qui se disperça partout sur le sol en morceaux.
Il reconnut cet effet de ralentit, ce mal de tête causé par le son, il allait avoir une vision complètement forcée par une force inconnue. Pourtant, jamais, absolument jamais une vision ne lui avait fait autant d'effets. Ces étapes, il les passait en moins d'une seconde habituellement, voilà maintenant qu'il avait le temps de se torturer avant que la vision n'essait simplement d'apparaître. Mais qui pouvait donc être cet inconnu derrière lui pour lui faire un effet monstre comme celui-là?
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MessageSujet: Re: Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté] Lun 20 Sep - 13:10

Spoiler:
 

Il détestait amèrement les jours de marché. Il y avait généralement tellement de monde qu’il ne s’entendait plus penser. Cependant, il n’allait tout de même pas se priver de pain parce que son esprit ne digérait pas toutes les images qu’il retenait. Il se forçait à mettre les pieds dehors tous les mercredis et à se fondre dans la foule. Généralement il n’y restait même pas un quart d’heure car il finissait par craquer et par rentrer précipitamment chez lui pour casser quelque chose. La semaine précédente, il avait massacré une pauvre chaise parce que toutes les voix de ces inconnus s’étaient mêlées à celles qui étaient déjà dans sa tête, et qu’il avait cru devenir totalement fou. Il l’était déjà, mais encore pire ! Il avait d’ailleurs passé le restant de la journée allongé sur le canapé, à parler tout seul. Ou plutôt à parler à ses autres personnalités, à leur dire à quel point il n’appréciait guerre qu’elles interviennent sans cesse dans ses décisions, et que la prochaine fois qu’elles le mettaient aussi mal il n’hésiterait pas à se tuer. Il disait toujours ça. Un mercredi, aussi, il y a quelques semaines, il avait été pris d’une crise d’angoisse parce qu’il y avait du monde qui faisait la queue derrière lui, et qu’il n’avait pas réussi à choisir entre le melon et la pastèque. Sa panique fut si grande que le marchand lui donna les deux. Mais Axel ne voulait pas les deux, il voulait soit l’un soit l’autre, était-ce si compliqué que cela à comprendre ? Il s’était senti défaillir à cause de ce choix qu’il ne parvenait pas à prendre. Pour finir et mettre fin à tous ses maux, il détruisit les deux cageots dans un accès de violence et parti en courant. Ce souvenir avait hanté ses nuits les quatre jours qui suivirent. ‘Melon ou pastèque ? Melon ou pastèque ?’ COURGETTE ! En fait, c’était une fois calmé et enfermé volontairement dans une sorte de petit et sombre cagibi qu’il avait dressé dans sa chambre pour se punir, qu’il se souvint qu’il n’aimait pas le melon. Ensuite, il avait détruit son petit espace, encore une fois, lorsque sa punition eut assez duré et laissa place à sa claustrophobie habituelle. Généralement il suffisait d’ouvrir la petite porte de bois pour sortir mais non, lorsqu’il panique, il n’abaisse pas la poignée il donne des coups de poings, fait des trous et il casse tout. Et il reconstruisait quelques jours plus tard ce cagibi pour la prochaine fois qu’il ferait une bêtise, qu’il s’y enferme pour sa sanction. Et si nous revenions au moment présent ?

Il venait d’acheter une baguette de pain toute chaude. L’homme était extrêmement fier de lui car lorsque la vendeuse lui demanda s’il avait voulu un pain complet ou bien normal, il avait réussi à donner une bonne réponse, et non à dire le contraire que ce qu’il pensait de peur de faire une nouvelle crise. Parfois, il avait cette sensation que tout allait bien et qu’il était parfaitement normal. Les voix s’étaient tues en lui, comme si elles dormaient. Et dans ce genre de moment, il en profitait pour penser. Du moins il essayait, car il maudissait toutes les images et les autres voix qu’il recevait de la part de cette foule. Mais… chht, vous allez réveiller ses autres personnalités ! Le schizophrène reprit sa marche, le pain dans la main, et d’une allure plutôt calme et posée. Il s’approcha sans le voir d’un homme dont il ne fit pas attention. Cependant, il ressentit comme une sorte de blocage. Est-ce que c’était lui, ou bien ce type venait de se crisper à son approche ? Axel sursauta en voyant la console se détruire sur le sol dans un bruit assourdissant. Il fronça les sourcils et fixa cet individu. Il ne rêvait pas, c’était lui qui faisait cet effet ! Le schizophrène l’observa, interloqué, avant de lancer quelques regards sur les gens autour dans l’espoir de se tromper, et de voir apparaître quelqu’un d’autre qui était à l’origine de ce trouble chez cet homme. Mais non, rien. Ce type n’était visiblement pas normal et voyant que quelque chose clochait à cause de sa présence, Axel recula de quelques pas. Il fit même plus, il ne se retourna pas mais s’éloigna en passant à coté d’autres personnes, tandis que des gens se précipitaient sur cet inconnu pour lui demander si ça allait. Si c’était Axel qui faisait cet effet à ce garçon, alors autant s’en aller. De toute manière, le médiateur n’était pas assez curieux pour risquer une syncope ou il ne savait quoi chez ce type, simplement pour savoir pourquoi ce dernier avait l’esprit en pagaille à son approche. Mais quand même… C’est quoi cette histoire de vision ?
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MessageSujet: Re: Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté] Lun 20 Sep - 13:57

D'après chacune de nos actions, d'après chacune de nos pensées et des choses qu'on disait, le futur changeait. Jason, grâce à son pouvoir, avait cette capacité de voir, à l'avance, si ce qu'il faisait était bon ou pas. Il pouvait commander l'avenir quand il le voulait, un peu comme la télévision à la carte, mais c'était l'avenir à la carte. Il n'y avait aucune conséquence à payer, jamais, mis à part celle de ne pas être tout le temps spontané. Voyez par exemple cet entraînement excessif qu'il s'imposait lui-même, il avait vu, avant le tremblement, que cela pouvait l'aider pour quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier, mais comme il était certain que cela s'avérerait utile, il l'avait fait.
Mais maintenant il s'inquiétait, l'avenir était... noir.

Si son pouvoir de clairvoyance avait toujours été sous son contrôle, il lui arrivait parfois de recevoir des visions qu'il ne prenait pas la peine de demander. Lorsqu'il en était victime, tout virait toujours en catastrophe autour de lui et il ne voyait habituellement que cela, des catastrophes. Par contre, elles étaient habituellement très utiles même si dévastatrices, cela lui avait déjà permis de sauver l'hôtel avant même de savoir qu'elle existait.

Quelque chose différait avec cette habitude qu'avait les visions de l'attaquer. Tout était bien pire, les effets s'annonçaient davantage dévastateurs. Il n'arrivait plus du tout à se concentrer et ses mains se portèrent naturellement à sa tête pour cacher ses oreilles et appuyer sur ses tempes. Des gémissements de douleurs se faisaient entendre autour de lui, bientôt muets face à tout le bruit que causaient les gens maintenant autour de lui. Son dos se recourba davantage tandis que les gémissements s'amplifièrent. S'il avait toujours été maître de ses pouvoirs, voilà maintenant que l'un d'eux prenait le dessus sur lui. Soudainement, sans le commander, il prit possession de chacune des personnes qui l'entouraient, sauf une et, sous un gémissement pire que les autre, il leur commanda de se jeter le plus fort possible par derrière et de perdre connaissance. Ils atterirent tous sur le dos, comme si une onde de choc avait percuté chacun d'eux et ne restaient debout que deux personnes dans le marché: Jason et l'inconnu.

Cette vision était pire que toutes les autres. Jamais il ne réussissait à bien voir le passé et jamais il n'avait réussit jusqu'à maintenant à le voir à distance. Si on lui demandait de fouiller le passer de quelqu'un, il se devait de toucher cette personne. Il n'en voyait que très peu et retournait à la réalité mais là, il s'agissait de l'une de ses plus longues visions assurément. Un homme, un seul et une femme. L'homme avait les yeux d'un bleu très clair, le visage bien carré, des traits bien définis, il resemblait énormément à Jason. Son nez était le même, même ses sourcils rappellaient le visage angélique du Badley. Mais il y avait touours cet autre femme. Un autre homme fit son apparition. Il était grand, beau. Ses yeux étaient d'un bleu aussi clairs que l'homme d'avant. Ses cheveux bruns, longs, un visage avec des formes carrées.
Tout devint blanc.

C'était la première fois qu'une vision lui demandaient tant de concentration, tant d'analyse. Il ne comprenait rien, absolument rien. Deux hommes, une femme, c'était du n'importe quoi. Lorsque la vision de Jason revint à la normal, sa poitrine se remit à battre. Il avait reconnu le premier homme, son père. Mais que venait-il faire de si important dans sa vision? Et sa mère aussi? Qu'est-ce qu'il y avait à comprendre? Et l'autre garçon, qui était-il?
Il se retourna, qui était cet individu qui lui avait causé tant d'émotions, qui pouvait bien lui faire un effet assez important pour que ses propres pouvoirs prennent le dessus sur lui?

Ce qu'il vit, ce qu'il déduit le détruit de l'intérieur. La vérité était ouverte au grand jour, pour Jason. L'inconnu derrière lui, c'était celui de sa vision.
Sa poitrine arrêta de battre à nouveau.
Si Jason ressemblait énormément à son père, l'inconnu qui se tenait debout lui ressemblait encore plus, un copie de son propre père. L'inconnu était le parfait mélange entre sa mère... et son père.

Le souffle coupé, incapable de respirer à nouveau, il en perdit presque connaissance lui aussi.

*C'est pas vrai... C'est impossible... j'ai pas de frère...*
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MessageSujet: Re: Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté] Lun 20 Sep - 15:06

Il avait beau s’éloigner, il n’avait pas l’impression que cet inconnu allait mieux. C’était comme s’il venait de déclencher un mécanisme qui faisait appel à de longs roulement le temps de se mettre en route. Une bombe à retardement peut-être, et qui ne pouvait pas revenir en arrière une fois que le rouage s’était enclenché. Voyant que reculer ne servait plus à rien, Axel s’immobilisa et darda un regard songeur sur cet homme. Qu’est-ce qu’il pouvait bien y faire ? De toute manière, il y avait plusieurs personnes autour qui tentaient vainement de l’aider. Mais le schizophrène ne savait même pas de quoi il était atteint, alors il voyait encore moins comment y remédier ! En attendant, et pour cacher ce soupçon de nervosité, il mordit dans sa baguette et commença à mâcher rapidement. Il se sentait mal. Il n’y était pour rien, cependant il commençait à douter de lui-même. Il essayait vainement de se rappeler d’une chose qu’il n’avait pas faite. Peut-être qu’il avait poussé ce type ! Peut-être que l’une de ses personnalités avait pris le contrôle de son bras et avait frappé cet homme sans qu’il ne s’en aperçoive ! Cela lui paraissait improbable car il l’aurait vu faire, mais après tout, il avait bien certaines pertes de mémoire dues à ses troubles mentaux ! Tandis qu’il réfléchissait à l’éventuelle possibilité d’avoir fait du mal à cet homme, et qu’il commençait à culpabiliser en même temps qu’il prenait peur de ce qu’il faisait sans même s’en rendre compte, l’individu en question poussa des gémissements. Axel détournait le regard. Voir cet inconnu dans cet état le troublait, et le dérangeait.

« J’y suis pour rien… » grogna-t-il à son voisin, alors que ce dernier ne le regardait pas et ne le soupçonnait encore moins.

C’est que parfois, lorsqu’il était nerveux, il était aussi paranoïaque. Axel ne savait pas quoi faire. Il entendait les voix se réveiller en lui. En fait, c’était le fait d’entendre cet inconnu gémir qui réveillait toutes les voix en lui. Bizarrement, il se sentait terriblement mal de le voir ainsi. L’homme fit un pas en avant, instinctivement. Il commençait à avoir un nœud dans le ventre et la pression autour devenait plus difficile à supporter. Il avait envie de se pencher en avant et de lui supplier de se redresser, il voulait lui demander d’aller mieux, aussi improbable que cela puisse paraître ! Il ne ressentait pas la souffrance mais avait droit à tous les échos qu’elle provoquait sur son passage. Il n’entendait plus que l’esprit de cet homme, maintenant, ainsi que toutes les voix qui s’étaient réveillés en lui pour lui murmurer par des papotages incessants de partir, de rester, de s’approcher et de retourner au stand de fruits pour acheter une pastèque pour réparer son erreur de la semaine précédente. Il mâchouilla un autre morceau de pain lorsqu’il entendu l’individu devant lui hurler de manière beaucoup plus plaintive et plus forte que les autres. Le cœur d’Axel se serra, non pas pour l’effet que ces paroles provoquèrent, parce qu’il ne le remarqua pas tout de suite, mais parce que voir cette personne souffrir le rendait terriblement mal. Mais pourquoi disait-il ce genre de chose ?

« Eh.. »

L’homme s’apprêtait à dire quelque chose, lorsqu’il sentit une force tenter d’entrer dans sa tête. Quelqu’un voulait lui lancer un sort ? Il résista assez facilement à cette pression et fronça les sourcils. Il s’avança d’ailleurs vers l’inconnu pour savoir si c’était ce dernier qui avait tenté quelque chose, mais lorsqu’il marcha sur le bras de quelqu’un, Axel se rendit compte, et vit tous les corps endormis autour. L’homme devint presque blême. Ho non. Plusieurs jurons passèrent dans sa tête par surprise. C’était lui qui avait fait ça ? C’était de sa faute ? NON ! Il avait perdu la mémoire, les pédales et venait de cogner tous ces gens sans s’en rendre compte ! Ca y’est, il avait complètement disjoncté, il était temps pour lui de mettre fin à sa vie et de… de… Il s’interrompit dans sa pseudo-panique et reposa son regard sur l’inconnu. Attendez, mais c’est lui qui leur a ordonné de s’évanouir, pas Axel ! Mais comment avait-il fait ça ? Le schizophrène serra le poing qui ne tenait pas la baguette. Il avait affaire à un sorcier et il préférait rester sur ses gardes. Alors qu’il faisait un nouveau pas vers le plaintif, il capta les images qui passaient dans l’esprit de ce dernier. Parce qu’il y pensait en même temps qu’il les recevait, car oui, ça ne semblait pas volontaire, c’était comme une force extérieure qui lui imposait ces images… Une vision ? Axel semblait reconnaître quelques visages familiers, mais il avait énormément de mal à se concentrer dessus. Il ressentait d’ailleurs tous les efforts que l’inconnu faisait, et fronçait les sourcils. C’était si étrange parce que dans ces images, il se voyait lui, Axel. Avec trois individus qu’il ne connaissait pas et l’un d’eux était cette étrange personne en face de lui. Lorsque l’inconnu reprit son souffle, Axel eut la certitude qu’il s’agissait là d’une vision, et il commençait sérieusement à avoir peur de la signification.
*C'est pas vrai... C'est impossible... j'ai pas de frère...*
* C’est impossible… il ne pense pas ça !*
Le schizophrène le regarda interloqué, puis il le fixa comme s’il s’attendait à ce que cette personne vienne à penser à un « je t’ai eu ! ». Non, il y avait quelque chose, il y avait anguille sous roche ! Un gag ? Un sorcier qui faisait des gags ? Si c’était le cas, alors ça n’avait rien de drôle ! On ne joue pas avec le cœur d’un malade comme lui… Axel s’approcha de cet homme pour le sonder du regard. Il avait… Non il n’en avait pas ! Il sentait la colère le gagner parce que ce type se jouait de lui ! Ou parce que la nouvelle était trop dure à encaisser…

« Bien sûr que non ! » s’écria-t-il en pointant l’homme de la baguette.

Il avait fait toute son enfance dans une famille qui n’était pas la sienne, et voilà que ce type apparaissait dans sa vie, quand tout allait presque bien… Un homme qui ne semblait pas très net non plus, et qui ne confirmait certainement pas l’espoir de guérison qu’Axel avait en lui ! Il lui en voulait… il n’aurait su dire pourquoi exactement, ni ce qui lui prenait, mais il n’attendit même pas que cet inconnu se redresse totalement qu’il balança son pain sur un des corps étendus et lui fonça dessus.

« Arrête ! » s’exclama-t-il en le prenant par le col et en le poussant brusquement en arrière, « Arrête ça, JE SUIS PAS TON FRERE ! »

L’inconnu n’était qu’à quelques centimètres, pourtant Axel avait hurlé. Il voulait ne plus entendre toutes ces pensées, il voulait l’ignorer, il voulait qu’il arrête d’y penser. La seule solution qui s’imposa à lui était de laisser libre cours à sa colère et il céda rapidement à la tentation. Le malade devenant violent, il balança son poings dans l’estomac de celui en face de lui en regardant le sol parce que toutes les voix en lui hurlaient dans sa tête et commencaient à lui faire sérieusement mal.

« Arrêtez ! » cria-t-il en même temps, « FICHEZ-MOI LA PAIX ! »

Son visage devenait rouge et il commençait à se sentir tellement hors de lui que ses membres tremblaient. Il s’avança vers Jason pour tenter de le ruer de coups, ne se contrôlant plus. Il le fusillait du regard comme pour lui ordonner d’arrêter de penser, alors que c’était sa propre tête qui le martyrisait.


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MessageSujet: Re: Ça, c'était pas vraiment prévu [le disjoncté]

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