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Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam]

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Ilena M. Godefroy

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Rousse et sexy

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MessageSujet: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Lun 3 Jan - 0:20


Je détestais le mois de janvier depuis que j’étais toute petite. À quoi servait l’hiver quand on ne pouvait pas se réchauffer l’âme à la lueur des lumières de Noël ? Dès que tombait la première neige, à chaque année, je n’attendais que le temps des fêtes avec une espèce de sourde euphorie qui me faisait frémir et sourire devant chaque décoration. J’avais conscience que ce comportement était profondément stupide, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être heureuse à la vue des sapins et des rues illuminées. Chaque mélodie de Noël me ramenait à l’époque de mon enfant, lorsque mes parents étaient encore en vie et que je croyais que l’univers ne mettrait que du bonheur, pour toujours, sur ma route. Pendant plusieurs années, à cause des dettes laissées par mon défunt mari, je n’avais pu me réjouir des fêtes parce que j’étais seule, mais surtout parce que je devais les passer à travailler. En effet, en cette période de l’année, le besoin de compagnie se faisait plus sentir et mes clients étaient plus nombreux et plus généreux. Si Noël était arrivé plusieurs fois par année, je serais peut-être arrivée à m’en sortir seule, sans ce merveilleux héritage qui était tombé du ciel pour me sauver du calvaire que je devais endurer pour éviter de me faire tuer.

Parfois, entre deux soupirs d’admiration pour les boules de Noël, il m’arrivait de penser à mon ancienne envie et, plus particulièrement, aux gens qui en avaient fait partie. Je revoyais encore les regards sombres et menaçants des terribles hommes à qui mon mari devait de l’argent et leur air à la fois satisfait, hargneux et profondément méprisant lorsque je venais leur apporter l’argent que je gagnais de la pire des façons. Fêtaient-ils seulement Noël autrement qu’en tuant plus d’innocents et en gâchant le bonheur des autres? J’avais toujours crû qu’ils n’avaient pas de cœur et, avec le temps, rien ne m’avait donné envie de changer d’idée. Je me demandais souvent si les autres victimes que j’avais connues avaient réussi à s’en sortir. Je m’en voulais souvent d’être partie sans les aider aussi, mais la peur m’avait fait courir vers une nouvelle vie. Je me sentais devenir de plus en plus folle… J’étais bien retournée, une fois, dans ce terrible quartier qui m’avait vue me détruire, mais je n’y avais retrouvé personne de ma connaissance. Les rares personnes qui avaient été bonnes avec moi étaient-elles parvenues à s’en sortir, elles aussi? Ou, au contraire, ce genre de vie les avait peut-être usées jusqu’à la mort… Je ne saurais probablement jamais et je préférais me concentrer à oublier.

Janvier était commencé depuis plus d’une semaine et il ne semblait toujours pas vouloir se terminer. Il ne restait presque nulle part de vestige de la période des fêtes, sinon quelques décorations à rabais dans certains magasins. On aurait dit que Noël avait disparu de la carte dès le deux janvier et qu’il ne reviendrait qu’au début de la prochaine saison froide. Le blanc de la neige semblait encore plus aveuglant maintenant que le rouge, le vert et l’or ne se reflétaient plus partout. Même ce soir-là, je trouvais la neige hypnotisante. On aurait crû des milliers de petites étoiles collées les unes aux autres dans l’espoir de chasser un peu le froid. Même les flocons tombant doucement du ciel noir donnaient cette impression en allant rejoindre leurs semblables au sol. J’avais décidé d’aller me promener en ville, car l’hôtel manquait de vie en cette période de l’année. J’avais besoin de lumière, de foule… J’avais donc choisi de visiter Castro, le quartier qu’on disait le plus festif de la ville. Bien sûr, puisqu’il s’agissait du quartier préféré de la population homosexuelle, je ne me faisais pas d’illusions sur mes chances de faire des conquêtes, mais je comptais bien m’amuser quand même. Au fond, ça me mettait moins de pression…

Je venais de tourner un coin de rue quand un homme près de deux fois ma grandeur et ma grosseur me bouscula. Je n’osai pas lui hurler ma façon de penser, comme je l’aurais fait dans la même situation si j’avais été à l’hôtel, car je ne voulais pas m’attirer d’ennuis toute seule en ville un soir d’hiver. Néanmoins, l’homme se retourna et s’excusa avec un sourire que je connaissais bien : celui de la méchanceté elle-même. Je n’eus pas le temps de bouger que des bras enserrèrent ma taille par derrière et que l’homme qui venait de me montrer son plus désagréable sourire me plaqua un but de tissu sur le visage alors qu’on me tirait dans une ruelle. Surtout, ne pas respirer : ce tissu devait être imbibé d’un produit visant à me faire faire de très beaux rêves. J’essayai de me débattre et de mordre l’assaillant qui me tenait, mais je n’étais ni grande ni forte. Je finis par lui envoyer un faible coup de coude dans le ventre…et l’effort me fit commettre une grave erreur : j’inspirai. Tout devint noir.

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Sam Harwood

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Sam 8 Jan - 23:06

(HJ : Désolé pour la longueur j'étais juste inspiré. ;) :p)


Christina avait refusé que je la raccompagne après notre rendez-vous. C’est vrai que ça l’aurait paru louche, mais je m’en moquais. Ce soir, je me sentais un peu cynique et grognon aucune idée pourquoi ! Probablement à cause que le froid m’agressait, l’hiver était loin d’être ma saison préférée. Chris mon trouve marrant lorsque je suis grognon, elle m’en profite toujours pour me faire des tours. Par exemple ce soir, vu qu’on doit passer par des chemins différents, elle s’est empressée de prendre celui que je voulais prendre en me laissant le privilège de passer par Castro. Elle avait éclaté devant mon grognement :

-Pourquoi tu ne prends pas celui-là toi à la place ?! C’est plus sécuritaire pour toi que pour moi !

Elle rit encore de moi avant de me laisser sur un dernier baiser. C’est en soupirant, les mains dans les poches de mon manteau et le visage enfoui dans mon foulard que je m’engageai dans la direction de Castro. Je ne suis pas une personne d’homophobe, mais je soir là je me sentais très vieux mononcle grincheux. Et en plus, j’avais froid !!

En approchant d’une boutique, un horrible flash me vient en tête. Je reconnus la rue où je me trouvais. Je m’y suis trouvé…il y a très longtemps, dans un passé qui me rattrapera toujours. Mes coéquipiers assassins et moi avions déjà tué plusieurs gens ici. L’espace d’un instant, je revis même leur sang sur la neige blanche. Leurs visages nous suppliant de les épargner me fixaient encore. Je me revoyais leur appuyer mon revolver sur le front et les regarder droit dans les yeux avant de leur ôter la vie. Contrairement à mes compagnons, je ne leur riais pas au visage, les narguant et les insultant. Non. Je les regardais seulement dans les yeux avec aucune émotion particulière. Eux pleuraient, me suppliaient et moi j’étais complètement indifférent. Les vies de ces gens allaient s’achever, j’ai été la dernière image qu’il on pu voir. Pas celle de membre cher, celle d’un assassin ténébreux et glacial qui s’apprêtait à leur donné la mort. Une bande d’hommes qui avaient la prétention de croire qu’ils avaient un droit de vie ou de mort sur leurs semblables. Je ne connaissais rien d’autre à l’époque, j’avais été élevé…non…programmé pour tuer. Je ne donnais aucune valeur à la vie. Mes enfants ont changé ma vision. Je ne méritais pas de donner la vie, car j’en avais déjà trop enlevé. Je ne méritais pas que la vie m’offre le moindre bonheur, car j’en avais déjà trop brisé. Cependant, je ne fus que peu épargné, il n’y a rien de plus horrible que s’endormir entouré des visages de tous ceux qu’ont a tués. Tous eurent peur, tous voulaient encore vivre, tous se pliaient devant moi…sauf une fois. Le visage de cette femme me revint et mon cœur se serra…

Soudain j’entendis un cri étouffé non loin de moi. En me retournant, je vis un homme s’attaquer à une femme et à l’amené dans une ruelle. Je m’élançai à leur poursuite. Réaction clichée du héros qui vole à la rescousse de la demoiselle en détresse. Oui. J’ai trop vu de morts devant mes yeux, maintenant j’ai la possibilité d’en sauver une. Faible compensation pourrait-on croire, mais pas du tout. Toute vie est importante, je le sais maintenant. Je ne me le pardonnerais pas si une autre vie était enlevée sous mes yeux alors que j’aurai pu l’empêcher. Parce que je le savais ; si je ne faisais rien, cette femme allait mourir.

Lorsque j’arrivai dans la ruelle, l’agresseur avait déjà drogué sa victime. Avant que j’eu le temps de faire le moindre geste, il se retourna. Il plissa les yeux un instant avant de dire surpris.


-Sam ?...

Mon sang se glaça, car je le reconnus tout de suite. La surprise resta seulement quelque seconde sur mon visage pour ensuite afficher un sourire narquois.

-Salut Walt.


-Et bien ça alors ! L’enfant prodige est de retour !

-Le traître aussi apparemment.

-Hey ! Le traître c’était pas moi.

-Tu l’as aidé…c’est tout comme.

Walt Rodriguez, il faisait parti de ma bande à l’époque. Un gros idiot sadique et lâche. Il avait fourni des informations au traître qui allait plus tard être la cause du massacre dans lequel notre clan fut exterminé. Walt a toujours aimé s’en prendre aux femmes, cela n’avait pas changé apparemment. Mon regard glissa sur la femme allongée sur le sol. Elle semblait seulement inconsciente. Mon cœur s’arrêta un instant. Elle lui ressemblait…à cette femme. Je reportai mon attention sur mon ancien camarade.

-N’ai pas peur, lui dis-je moqueur, je ne t’en veux pas. Au contraire, je te remercierais aujourd’hui d’avoir contribué à leur perte.

-Ah ! Content de l’entendre, tout ça est oublié, maintenant j’ai ma propre bande.

-Je m’en fou. C’est autre chose qui m’intéresse.

Il se tourna vers sa prisonnière.

-Désolé Samy, mais je ne suis pas du genre à partager.

Je haussai les épaules.

-Dans ce cas, je vais d’abord écraser ta grosse tête contre le mur et ensuite la prendre.

Dans un mouvement de panique, mais rapide (cela me surprit de lui d’ailleurs), il prit sa victime et la balança sur son épaule large.

-Il y longtemps qu’on a pas joué hein Samy ! Viens la chercher !

Il grimpa l’échelle de fer derrière lui et monta rapidement les paliers de la ruelle jusqu’au toit.

-Pauvre crétin, murmurai-je, tu sais à peine marcher sur un sol sec penses-tu vraiment être capable de patiner sur un toit en hiver.

Je m’élançai à sa suite en lui criant.

-Tu es toujours aussi connard ! Je vais me faire un plaisir de t'éclater la tête !


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Ilena M. Godefroy

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Mar 11 Jan - 23:16

[Je t’aime quand même, voyons! Ta réponse est tellement merveilleuse!!!!! ♥]
[Ajouté après avoir écrit le RP: Et je suis aussi pire que toi XD]

Mon ancienne vie m’avait rendue plus amère que la plupart des femmes de mon âge. (Et ne me demandez pas mon âge!) Je peinais à respecter les humains en général, car je savais de quoi avait vraiment l’air la déchéance humaine. J’y étais tombée, comme beaucoup d’autres. Il faut dire que je n’en avais pas vraiment eu le choix, mais j’avais tout de même goûté à cette vie des bas fonds. Je ne me souvenais pas d’y avoir rencontré une seule personne qui méritait un réel respect. Bien sûr, certaines personnes s’étaient montrées bien plus agréables que d’autres, mais elles m’avaient tout autant dégoûtée. Elles s’étaient retrouvées là, après tout, et c’était leur faute. J’étais peut-être un peu dure… Certaines des femmes qui, comme moi, faisaient commerce de leurs charmes étaient presque nées dans cette situation, soit enlevées à leur famille ou nées de mères prostituées qui n’avaient attendu que l’arrivée d’un peu de poitrine pour les envoyer sur le triste marché du travail. Il restait qu’elles auraient pu s’enfuir… Même moi, j’aurais pu essayer, mais je n’avais jamais été de ce genre. Je ne voulais pas d’une vie à craindre de tout perdre au détour d’une rue parce qu’une des personnes à qui je devais de l’argent m’aurait retrouvée. J’avais donc décidé d’en payer le prix. D’ailleurs, cette dette, je l’avais un peu méritée. J’étais une victime, d’un point de vue extérieur, mais je me savais partiellement coupable. J’avais essayé d’empêcher mon mari, à l’époque, d’aller jouer tout ce qu’on possédait, mais je l’avais lâchement laissé faire tellement de fois. Dès qu’il se mettait à hurler, je devenais toute petite et je le laissais faire tout ce qu’il voulait. Je n’avais jamais tenté de cacher de l’argent ou de contacter des organismes d’aide. Je m’étais contentée d’attendre et d’espérer un miracle ou n’importe quelle aide extérieure. J’attendais que quelqu’un agisse à ma place…Et ce connard s’était jeté du haut d’un pont.

Plusieurs fois, j’avais songé à aller le rejoindre et, si je n’avais pas reçu cet héritage, je pense que j’aurais tenté une petite plongée du genre, moi aussi. Après un certain temps à mener ce type de vie, quelque chose se brise irrémédiablement en soi et cette partie qui s’était déchirée tranquillement de moi ne pourrait jamais être recollée ou recousue. J’avais perdu ce beau courage duquel je m’étais crue animée envers et contre tous… Si ces affreux à qui je devais de l’argent avaient accepté de plus maigres paiements, j’aurais pu avoir un travail normal, quitte à travailler presque en permanence. Seulement, ces hommes étaient très stricts sur les montants et les délais. Je n’avais pas eu d’autre choix… En fait, j’aurais pu travailler pour eux comme voleuse, si j’avais eu du talent, mais ce n’était pas le cas. Je n’avais pas fait une semaine avant qu’on me désigne la porte d’un coup de poing. L’un d’eux était alors venu me voir avec le plus horrible des sourires et il m’avait expliqué la seule solution qu’il me restait si je ne voulais pas me faire tuer. Il a été mon premier client.

Aujourd’hui, j’étais encore incapable de totalement respecter les gens que je rencontrais, même quand ils menaient une existence sans tache. Je savais de quoi chaque personne était capable. Certains monstres venaient des plus beaux quartiers et j’étais même allée à l’école avec l’un des truands qui venaient parfois martyriser les prostituées, seulement pour rire… Le genre humain pouvait devenir dégueulasse, si on lui donnait l’impression qu’il n’avait pas d’autre solution pour s’en sortir. J’en étais une preuve pathétique.

Alors que le noir enveloppait le décor tout autour, j’eus une brève pensée pour ma vie à l’hôtel. S’il n’arrivait pas un miracle, ce que me réservaient ces hommes serait la dernière chose que je connaîtrais. Ce serait ironique, tout de même, mourir de la main du même genre de criminels qui avaient traîné dans mon lit pour quelques misérables billets.

J’entendis des paroles, en sourdine, alors que je me réveillais un peu. Soit le tissu avait été mal imbibé, soit le produit n’avait pour but que de m’affaiblir temporairement, soit j’avais à peine eu le temps de respirer avant qu’on me l’enlève de sur le visage. Soudain, je ne sentis plus la froideur du sol sous mon corps et je compris qu’on venait de me soulever. Je continuai à forcer mes yeux à s’ouvrir et j’entrevis à peine une petite lueur.


-Il y a longtemps qu’on a pas joué hein Samy ! Viens la chercher !

-Tu es toujours aussi connard ! Je vais me faire un plaisir de t'éclater la tête !


Mais dans quel pétrin je venais de tomber? Mes pupilles finirent par se frayer un chemin jusqu’au paysage et je compris que j’étais en train d’être transportée par l’homme qui m’avait heurtée sur la rue alors qu’un autre, que je n’avais pas vu plus tôt, nous poursuivait. Mon agresseur me tenait tellement fort que j’en avais mal. Je n’osai pas bouger avant que ma monture n’ait quitté l’échelle pour un terrain plus sûr. Une fois que nous fûmes sur le toit, toutefois, je me débattis le plus fort possible et je mordis l’oreille de l’affreux en essayant de la lui arracher. À ce moment-là, personne n’aurait crû que j’étais la pimbêche superficielle de l’hôtel Union. Ce connard n’aurait pas ma peau.

J’espérais seulement que notre poursuivant était bien de mon côté et non un autre truand qui voulait voir si j’étais rousse de partout. Et je me posais une question fort inquiétante : Où était le deuxième homme? Celui qui me portait était celui qui m’avait attaquée, mais il avait un acolyte, à ce moment-là, l’homme qui m’avait tirée par derrière. J’étais persuadée que ce n’était pas celui qui nous poursuivait. Alors, où était-il passé? S’était-il enfui à l’arrivée du troisième homme ou se cachait-il quelque part en nous réservant une très mauvaise surprise?

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Sam Harwood

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Jeu 20 Jan - 10:07

(Cette fois, c’est vrai que c’est court…mais que veux-tu l’action, ça se passe vite ;) hihi.)

Je monta les escaliers en un rien de temps. À mon arrivée, je vis quelque chose qui me plut vraiment beaucoup. ; ce cher Walt se faire mutilé par sa propre victime. Apparemment, il avait mal choisi sa proie, il était tombé sur une qui ne se laisse pas faire facilement. Un sourire amusé m’apparut au coin des lèvres. Pauvre Walt ! Décidément, il n’avait aucune chance…ça en était pathétique. Alors que j’allais m’élancer vers eux je reçus un puissant coup derrière les genoux. Je m’effonda sur le sol en poussant un cri de douleur. Je tourna la tête pour voir un autre homme derrière moi qui tenait un énorme tuile dans les mains. C’était sans doute avec ça qu’il m’avait frappé. Il me regardait d’un air satisfait et sadique.

«Un disciple de Walt s’imagine. Il a dût se cacher dès que j’ai rejoint Walt. Pas mal, il a été capable de rester discret et suffisamment pour que je ne le remarque pas…mais sa chance s’arrête là.»

Alors qu’il s’élançait pour me frapper de nouveau, je lui donna un coup de pied dans les jambes ce qui le fit perdre l’équilibre en plus de perdre son arme. Je l’entendis gémir fortement après sa chute sur la glace, il a dût se briser quelques côtes j’imagine. Je haussa les épaules puis me releva rapidement. Ce novice minable ne me dérangeait pas, il fallait que j’aide cette fille avant que Walt ne perde patience et ne la tue. Il avait fini par la laisser tomber de son épaule, mais il la tenait toujours fermement. Je voyais dans ses yeux une lueur de fureur meurtrière prête à éclater à tout moment. J’avais à peine commencé ma course que ma douleur à l’arrière de mes genoux me ralentit aussitôt. Ce n’était pas le moment de faire la femmelette comme l’autre crétin sur la glace, je devais sauver cette femme. Walt leva alors la main pour la frapper. Vivement, je m’empara d’un large morceau de glace pointu près de moi et le lança vers Walt. La glace alla se planter dans sa main levée (C’est fou comme ce qui nous tombe sous la main peux être si efficace !). Il hurla de douleur et lâcha son emprise sur sa victime. Je soupira, un peu découragé.

«Je me fais vieux…j’ai raté son visage (soupire)…mais bon ! C’est le résultat qui compte.»

En tenant sa main ensanglantée, l’agresseur se tourna vers moi avec rage. Moi je souriais.[/i]

-Un vrai novice ! T’as du tout changé mon vieux !

Walt s’élança vers moi avec une furie d’animal sanguinaire (il grognait même comme tel). Je l’attendais, seulement mon attention était trop portée sur lui donc ; je n’eus pas le temps de réagir lorsque son complice, que j’avais maté plus tôt, m’immobilisa par-derrière. Décidément, je n’avais vraiment plus l’habitude…et j’étais vraiment rendu vieux…je n’arrêtais pas de faire plein d’erreurs. Tant bien de mal, je tentais de me libérer de l’emprise de ce gamin, mais ce jeune crétin me donnait en même temps de coups de bien à l’endroit où il m’avait déjà frappé auparavant (derrière les genoux…on avait compris). C’est cette position très confortable que je tentais de trouver une solution pour me sortir de ce merdier alors que Walt fonçait toujours vers moi.


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Ilena M. Godefroy

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Jeu 20 Jan - 11:45

[Hihi! Tiens, moi aussi j'ai fait court. :D]

Parfois, plus particulièrement en des jours comme celui-là, je songeais que le monde aurait dû n’être peuplé que de femmes. On aurait au moins eu la paix avec leur foutue envie de taper sur tout ce qui bougeait… Néanmoins, je savais mon idée loin d’être idéale, car les femmes avaient aussi leurs défauts. Un monde sans homme aurait été plus hypocrite, sournois… Il n’y avait qu’à voir les écoles pour filles seulement. Les pires garces y étaient forgées. D’ailleurs, je n’aurais pas aimé ne côtoyer que des femmes. Certaines, comme Lindsay Smith, avaient quelque chose de spécial, mais la plupart d’entre elles me dérangeaient par leur simple existence. Les hommes étaient plus simples, généralement. Et leur corps exerçait sur moi une fascination bien plus brûlante que celui des femmes.

L’affreux qui me tenait desserra sa prise et je pus essayer de le griffer au visage. C’était sans compter la force et, probablement, l’expérience de l’ignoble monsieur. Je ne devais certainement pas être sa première victime du genre, car il sembla anticiper ma réaction et il attrapa mes deux poignets. Je vis son énorme main s’élever et je compris que mon visage aurait vite très mal. Cependant, plutôt que venir me heurter, la main en question se mit à saigner abondamment. Un gros morceau de glace était enfoncé dans celle-ci. Je ne pus réprimer un demi-sourire lorsque le lanceur de ce divin projectile osa une remarque très condescendante.

Toutefois, mes lèvres cessèrent leur joyeux étirement quand mon sauveur (En fait, je ne savais pas s’il me voulait du bien, mais il était ma seule chance.) se retrouva en très mauvaise posture. Figée sur place, je regardai le grand homme hargneux foncer vers le nouveau venu alors qu’un autre affreux, probablement celui qui m’avait tenue, plus tôt dans la ruelle, le frappait. J’hésitai quelques secondes. Je pouvais essayer de m’enfuir, de trouver une autre issue à ce toit glacée, et peut-être que j’arriverais à être en sécurité rapidement…ou pas. C’était certainement la solution la plus sûre. Néanmoins, j’avais envie d’aider cet homme, car je sentais qu’il n’était pas là pour se régaler du butin en jupe que j’étais. Je cherchai quoi faire en regardant dans toutes les directions et mes yeux se posèrent sur une valise rigide qui se tenait là où mon agresseur était, quelques secondes plus tôt. Je ne l’avais pas remarquée, mais il devait l’avoir dans une main alors qu’il m’emmenait et, quand j’avais commencé à me débattre, il avait dû la déposer.

Sans hésiter plus longtemps, je pris la valise et je m’avançai vers les trois hommes. Le grand affreux s’était immobilisé devant celui que j’avais entrepris d’aider et il lui disait quelque chose. Je m’élançai donc pour lui balancer un coup d’un coin de la valise le plus fort que je le pouvais derrière sa grosse tête dégarnie. J’espérais, sinon avoir vraiment réussi à lui faire mal, avoir au moins créé une diversion assez importante pour permettre à mon allié du moment de reprendre le dessus sur ses adversaires.

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Sam Harwood

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Mer 2 Mar - 13:10

(HJ : Salut !!!! Ça faisait longtemps ^_^', j'ai changé la couleur de mes répliques pour «orange» pcq ça je vois mieux que le bleu foncé (sur fond noir c pas l'idéal :S) si tu veux bien le changer dans tes réponses ^^. J'espère que ma réponse te plaira ma belle grande rousse ;) )


Walt commença sa série de poings sur mon visage. Je le soupçonne d’avoir toujours voulu faire ça. Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’avais pas mal, mais entre chaque coup je ne pouvais m’empêcher de rire au visage de mon assaillant. Cela ne le mettait que plus en colère….et il tapait plus fort. Je ne pouvais pas m’en empêcher ; dire qu’on a grandi ensemble dans un milieu d’assassin qui prône l’efficacité la discrétion et la technique et que maintenant ce gros balourd me tapait dessus avec autant de sauvagerie. Il était vraiment ridicule !…quoiqu’avec une sacrée droite.

Au moment où je commençais à voir trouble, Walt tomba sur le côté. Je secoua la tête, question de remettre ma vue en état, pour voir la victime de ce cher Walt une valise à la main. Un large sourire amusé apparut sur mes lèvres. Épatante cette fille ! Je n’aurais jamais cru qu’elle viendrait m’aider…de cette façon du moins. Le complice de Walt fut également surpris de la tournure des évènements, cela me permit de lui briser le nez d’un coup de tête vers l’arrière. Il me relâcha aussitôt. Je me précipita vers ma sauveuse, la lèvre inférieure en sang et un œil au beurre noir, mais avec un large sourire.

-Bien joué ! Pile sur sa faiblesse ! Sa tête !

Cependant, Walt commençait déjà à se ressaisir de cet assaut. Elle ne l’avait pas frappé assez fort. Je me mis devant elle. Les yeux fixés vers Walt, je chuchota à la fille :

-Je sais que ma question semblera un peu idiote, étant donné qu’on est sur un toit…très haut…et gelé, mais est-ce que vous pensez pouvoir trouver le moyen de descendre ? ….Le temps que je les retienne ?


Walt se redressa à moitié et sortit de son manteau une lame…rétractable…deviens plus longue en un instant. Un sourire diabolique, il s’élança vers nous. J’eus le temps de crier à la fille de se mettre à l’abri alors que Walt leva son arme sur moi. Le coup fut arrêté…pas ma lame. Mon adversaire ne comprenait pas, ça se voyait dans son regard de crétin.

-La prochaine fois, lui dis-je, tu diras à ton imbécile d’apprenti de fermer son manteau…surtout s’il a des armes à l’intérieur.

Sa surprise se transforma, encore une fois, en colère. Je cria à celle que je devais protéger de partir. Ça commençait à être trop dangereux pour elle…plus je veux dire. Je devais maîtriser ce Hulk le temps qu’elle réussit à quitter le temps. Un coup de pommeau au visage fit reculer Walt. On se faisait face. Il sembla durant un instant avoir repris sa concentration. Narquois, il me lança :

-Qui aurait cru que le meilleur assassin deviendrait un ridicule héros qui vole au secours des demoiselles en détresse.

-Arrête d’essayer d’être insultant…ça prend un minimum d’esprit pour ça.

Comme prévu, il fut le premier à charger. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un combat à lame comme celui-là. J’étais un peu rouillé…mais malgré tout j’étais comme même en avance sur Walt. J’oublia cependant quelque d’important ; mon attention était entièrement sur Walt…j’en oublia son complice…
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Ilena M. Godefroy

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Sam 19 Mar - 23:07

[Je t'aime quand même. Et même si tu es vieux.]

J'avais toujours détesté les brutes, depuis que j'étais toute petite. À la petite école, je me souviens avoir déjà renversé un verre de jus sur la tête d'un garçon deux fois grand comme moi parce qu'il était méchant avec tout le monde. Il avait pleuré. Moi aussi, mais bon. Les petites filles pleurent tout le temps, non? Le garçon désagréable avait néanmoins perdu toute sa crédibilité de grosse brute et les plus faibles de l'école avait eu la paix pendant au moins une semaine, le temps qu'un nouvel imbécile prenne sa place. J'avais alors compris que, même avec toute la bonne volonté du monde, il était impossible de débarrasser l'univers de la méchanceté. Elle était partout et, même quand on réussissait à la chasser, elle revenait. Cela ne m'avait toutefois pas empêchée d'éviter de faire du mal aux autres et d'essayer d'aider ceux qui en avaient besoin. Vraiment, enfant, j'étais un ange tombé du ciel, même si j'étais rousse plutôt que blonde.

C'était en vieillissant que je m'étais aigrie. Il fallait dire que j’étais passée par certaines expériences qui ne m’avaient pas aidée à voir la vie en rose avec des papillons qui répandaient des paillettes partout. Toutefois, je continuais à préférer faire le bien, même s’il m’arrivait de jouer à la mauvaise fille. Tout ce temps passé dans la rue m’avait aidée à savoir me défendre mieux qu’une femme ordinaire et, même si je n’étais ni très forte ni spécialement agile, j’avais appris à frapper.

-Bien joué ! Pile sur sa faiblesse ! Sa tête !

Pour un vieux avec le visage en sang, il était plutôt séduisant. De plus, c’était un homme d’action… Je lui souris.

-Je sais que ma question semblera un peu idiote, étant donné qu’on est sur un toit…très haut…et gelé, mais est-ce que vous pensez pouvoir trouver le moyen de descendre ? ….Le temps que je les retienne ?

Séduisant, peut-être, mais pas très brillant. S’il n’avait pas pu avoir le dessus plus tôt, il ne l’aurait certainement pas après mon départ. Cependant, je me dis que jouer la demoiselle en détresse pourrait être utile pour endormir la méfiance des adversaires de mon sauveur qui commençaient à se relever. Il y avait de bonnes chances, d’ailleurs, qu’ils aient entendu ses paroles, même si elles avaient été dites à voix basse. Je commençai donc à m’éloigner doucement, puis à courir vers l’endroit d’où nous étions arrivés, en espérant ne pas glisser et tomber du toit. J’entendis un cri qui m’était destiné et je dérapai. Heureusement, des années d’entraînement m’avaient permis de développer une dextérité certaine avec mes talons hauts et, d’un mouvement assuré, j’en plantai un dans la glace, ce qui m’immobilisa à seulement un mètre du rebord du toit. Je recommençai à respirer et je me précipitai derrière une grosse forme noire qui devait servir à l’aération du bâtiment. Cachée à cet endroit, j’observai les hommes que j’avais laissés derrière moi. Je ne pouvais pas les entendre, à cause du bruit causé par la trappe d’aération et à cause de la distance, mais je vis mon sauveur se jeter dans un corps à corps plutôt…tranchant, avec le gros imbécile.

Je remarquai ensuite l’autre affreux qui se relevait et sortait une arme de son manteau. Une arme qui ne coupait pas… Je ne réfléchis pas et je sortis de ma cachette pour me diriger vers lui. J’arrivai dans son dos et, comme une furie, je lui assénai des coups avec le soulier que j’avais enlevé pour la cause. Un talon pointu, dans un visage, ça peut faire des ravages. L’ignoble finit par lâcher son fusil duquel partit un coup en direction des deux autres hommes. Nous nous arrêtâmes de nous battre pour constater que la balle s’était fichée dans le sol, près d’eux, et je bondis vers l’arme en même temps que mon adversaire. Heureusement, puisque j’étais sur lui à ce moment-là, je l’agrippai avant lui.

Je restai immobile de longues secondes après avoir tiré. Puis, j’essuyai du revers de la main le sang qui avait éclaboussé mon visage et je me tournai vers les deux autres hommes.

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Sam Harwood

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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam] Jeu 12 Mai - 15:10

Durant mon combat contre Walt, je jetais de rapides coups d’œil vers où la rousse était partie. Je ne la voyais plus. Cela me soulagea. Je du cependant ramener mon attention sur mon adversaire qui s’acharnait sur moi. Bien qu’il était de loin le plus mauvais en finesse et en dextérité, mon vieux Walt était une brute sans merci et ses coups manquaient à chaque fois de me renvoyer au sol. Avec lui, le meilleur moyen était l’esquive ; ça lui faisait facilement perdre l’équilibre et le m’était en colère en plus. Des fois, mes blessures aux jambes me nuisaient, mais sinon j’avais le dessus sur Walt. Il ne cessait de trancher l’air avec sa lame dans le seul espoir de me toucher finalement. C’en était pathétique. En faite, il me faisait si pitié que je commençais, au bout d’un moment, à envisager de mettre fin à sa stupide vie sur-le-champ. On entendit soudainement des cris de douleur plus loin. Je fus abasourdi devant se que je voyais : la fille que je croyais partit s’attaquait—férocement— au complice de Walt. Je ne pu lui venir aide, car Walt profita de ma distraction pour charger vers moi. Il me prit par surprise et me fit une entaille au visage. Je détourna la tête en poussant un cri. Une ligne de sang coulait le long de ma joue. Je commençais sérieusement en avoir assez de ce combat…de cette soirée ! Je me retourna vers mon ancien confrère, enragé. Je fonça vers lui, mon calme inébranlable et mon attitude glaciale d’assassin refirent surface. Je lui assignais coup après coup et au moment où j’allais lui transpercer la poitrine, une balle de fusil atterrit presque à nos pieds. Cela me déconcentra durant quelques secondes, mais Walt en profita pour m’attraper et m’écraser contre le sol. Je perdis ainsi mon arme. On s’échangea une série de coups de poing avant d’être à nouveau arrêté par un nouveau coup de feu. Cette fois-ci, elle ne nous était pas destinée. On vit le complice de Walt s’écrouler sur le sol, mort. La femme que j’avais sauvée plutôt je tenais là, le fusil à la main. Walt me lâcha et recula lentement. Ses yeux injectaient le sang.

-Sale garce, grogna-t-il avec une colère étouffée.

Je me leva lentement moi aussi et tranquillement je m’avança vers la femme, une main tendue vers elle.


-Donnez-moi ce fusil.


J’étais à présent à côté d’elle, ma voix était calme, mais ferme. J’en avais assez, je voulais en finir au plus vite, mes instincts d’assassin me revenaient parfois assez rapidement. Ça pouvait en être effrayant. Je fixais l’ancienne victime de Walt dans les yeux, la main toujours tendue.

-Je n’ai pas à vous de le faire…donnez-le-moi.

Curieusement, mon instinct assassin s’adoucit un court moment ; celle que j’avais sauvée était magnifique, même tâchée de sang, les cheveux défaits et un fusil à la main. Une pensée me traversa aussitôt l’esprit ;

«Jane…»


Je ferma les yeux et respira profondément. Mon regard redevient ferme et ma main toujours tendue.

-S’il vous plait…
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MessageSujet: Re: Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam]

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Les demoiselles en détresse ne sont pas toutes rousses, mais... [Sam]

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