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Vision nocturne [PV Sara]

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MessageSujet: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 18:21

[Ceci se passe avant les fêtes.]

La nuit porte conseil, comme le dit si bien le proverbe. Pour ceux qui possèdent des pouvoirs particuliers et puissants, comme Jason par exemple, il peut arriver que la nuit porte autre chose que conseil. Le nuit est l'absence de protection mentale pour ceux possédant des pouvoirs mentaux puisque ceux-ci doivent se reposer, tout comme le corps humain doit le faire suite à la fatigue. Sachez aussi que pour Jason, sa puissance mentale est en lien direct avec sa santé physique. Donc, en période de sommeil, il est plutôt innofensif et les pouvoirs sont sans défense. Une mauvaise onde et pouf!

Les pouvoirs de Jason étaient déjà très puissants et il avait aussi la faculté de les contrôler totalement. Il décide d'avoir une vision quand cela lui tente, il manipule les gens à sa guise et visionne le passé dans les yeux des autres personnes simplement en leur touchant la tête. Par contre, même s'il peut sembler très puissant, ses pouvoirs sont encore en cours de développement, ne dévoilant pas leur plein potentiel et laissant croire à des choses presque impossibles. Il avait eu un aperçu de l'évolution sur la terrasse, alors qu'il avait prit possession complète d'une personne au point de voir à travers les yeux de cette personne. Une sorte de projection astrale, mais dans le corps de quelqu'un d'autre. Ça, il ne l'avait pas contrôlé et ça lui avait fait très peur. Il n'en avait par contre rien fait afin d'éviter d'y penser et ainsi espérer que cela ne se reproduise pas à nouveau.

Puis il y avait eu cette vision, celle qu'il avait eu en présence de Tommy. Rien n'indiquait clairement que la prémonition était au sujet de Tommy, mais il y avait de fortes chances que oui. Elle lui avait été imposée sans qu'il ne l'ait décidé et elle l'avait frappé comme un boulet de canon en plein visage au point de le pousser hors de sa chaise. Ce phénomène était aussi de dessus de ses connaissances. Jamais il n'avait été victime de cela auparavant et il avait peur qu'il s'agisse d'un pouvoir de projection dans le futur développé par sa clairvoyance. Il avait déjà entendu parlé de ce pouvoir qui était extrêmement dangereux, surtout quand la vision était une vision de mort. Le médium pouvait en mourir lui-aussi.

Au beau milieu de la nuit, des pas très doux glissaient dans les couloirs du sous-sol. L'occupant de la chambre 26 était disparut de son lit, laissant sa porte ouverte et les lumières toutes fermées, un crayon noir à la main. Les yeux ouverts, il se dirigeait vers les escaliers d'un pas serin, presque inaudible. Il monta les escaliers qui grinçaient légèrement, une par une, jusqu'à en arriver au troisième étage. Il n'était plus bien loin de sa destination et il savait très bien où il allait. D'un seul coup, ses yeux s'ouvrirent plus gros et il courut d'un pas très lourd d'un bout à l'autre du couloir sans même se retourner. Il avait le visage effrayé et si fatigué à la fois. Une chambre avant la fin du couloir, il tomba par terre, de face, ne se retenant même pas avec ses mains. Il y resta près de deux minutes sans bouger, sans même respirer et subitement, il se releva sur ses deux pattes. Grâce au crayon feutre, le médium fit des dessins très apparents sur le mur de la chambre la plus proche. Il appuyait tellement fort sur le crayon que celui-ci arracha plusieurs bouts de peinture. Il marmonna plusieurs paroles inaudibles, comme si elles venaient d'une autre langue, mais il ne s'agissait que de plusieurs mots entremêlés, tout comme les images dessinées sur le mur. Le gribouillage ressemblait à celui d'un enfant de très jeune âge qui ne dessine rien de particulier. De sa main gauche, il prit l'autre feutre qu'il avait ammené et écrit en très gros, par dessus le reste, en blanc, le mot ''SINCLAIR''.

Il était victime d'une vision très poussée. Ses pouvoirs avaient pris totalement possession de lui, le transportant dans une prénomition trop réelle à son goût. Il était victime de la même prémonition que celle qu'il avait vécu avec Tommy mais cette fois-ci en encore plus violente. Lorsqu'il était tombé sur le sol, c'était la fin de la vision et son coeur avait cessé de battre pendant plusieurs minutes. Puis la vision était repartie d'elle-même, rammenant Jason à lui et le l'obligeant à gribouiller sur le mur.

Il continua ses dessins autour des lettres qu'il avait écrites. Il continuait de dessiner par dessus ses autres dessins, ce qui rendait l'oeuvre encore moins compréhensible. Noir sur le mur, et rouge sur le plancher. Le plancher commençait à aspirer les nombreuses goutes de sang qui s'échappaient de Jason, de sa main. Ce n'était pas que la force qu'il mettait à dessiner qui expliquait cette coupure profonde, il s'agissait d'autre chose....


Dernière édition par Jason Badley le Mer 7 Juil - 11:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:18

Sara errait dans le couloir du deuxième étage, tranquillement, sans but et idée précise de ce qu'elle y faisait. Elle avait d’abord voulu aller à l'extérieur, mais à cette heure tardive, elle pensa que les portes seraient surement barrées et, de plus, elle n'était pas si brave que cela. C'était donc facile pour elle de supposer qu'elle ne pourrait pas sortir, sans vérification, elle n’était pas obligée de s'admettre qu'elle n'aurait peut-être pas eu le courage, de faire plus de deux pas de l'autre côté de la porte. Elle était donc passée devant sans s'y arrêter et avait tout de suite pris les escaliers qui menaient au second étage de l'hôtel.

Cette manie lui venait de l'université. Lorsque l'on reste sur le campus, il est primordial de savoir se débrouiller comme on peut pour se dégourdir, l'environnement étant toujours si petit. C'est ainsi qu'elle prit l'habitude, les soirs où elle n'arrivait pas à dormir, d'aller marcher dans les corridors de sa résidence. Elle évitait toujours le sien, de peur que l'on juge son comportement étrange. C'était, bien entendu, complètement superflu. Les étudiants ont bien d'autre chose à faire que d'observer une de leurs voisines passer devant leur porte. Elle pouvait s'adonner à cette activité pendant une très longue période de temps, en réalité, jusqu'à ce que la fatigue ne l'atteigne et ne la pousse à retrouver son lit. C'était une méthode très efficace qui lui avait toujours permis de faire le point sur sa journée et sur ses pensées. En effet, elle avait conclu de nombreuses dissertations et trouvé bien des solutions en y réfléchissant bêtement dans un corridor. Étonnamment, ce procédé lui avait valu que des bonnes notes. Qui a dit que les études nocturnes ne donnaient rien de bon?

C'est aussi de cette façon qu'elle avait rencontré une de ses meilleures amies de l'époque. Elle s'était laissé dériver sur son étage et l'avait croisé par hasard alors que celle-ci retournait à sa chambre. La jeune fille avait rapidement abordé l'intruse et la conversation fut facilement alimentée d'elle-même tant leurs points communs étaient abondants. Elles avaient d’ailleurs fini la nuit dans le petit salon de l'étage à rire et à discuter de tout et de rien. Leur amitié avait grandi pour les amener à se côtoyer tous les jours avec plaisir. Malheureusement, Sara ne la voyait que très rarement, la distance les séparant étant assez grande. Elles s'écrivaient et se téléphonaient tout de même sur une base régulière et à chaque fois, elles avaient l'impression de ne jamais s'être quittées. Leur relation était probablement une des représentations les plus fidèles de l’amitié, la vraie.

Lorsqu'elle était arrivée à l'hôtel, Sara avait été ravie de constater qu'elle pourrait à nouveau arpenter de grands corridors sans crainte de représailles.
Ce soir là, elle avait mis la main sur la lettre de ses parents, reçue deux jours plus tôt. Elle n'y avait pas retouché depuis et avait pratiquement réussi à l'oublier. Par contre, elle eu beau se coucher comme à son habitude, vers les dix heures, les mots de sa mère revinrent la hanter. Elle avait passé quelques bonnes heures à se retourner dans son lit, à tenter de trouver le sommeil, mais sans succès. C'est ainsi que l'idée d'aller se promener un peu lui était venue...

Elle venait de passer devant le restaurant et arrivait devant le bar de l'hôtel qui, selon ses observations, devait avoir fermé ses portes il y a quelques minutes à peine. Quelques lumières persistaient à l'intérieur et on pouvait clairement y distinguer la silhouette du dernier employé sur les lieux. Sara avait beau essayer de se changer les idées, rien n'y faisait. Ces pensées dérivaient d'une manière ou d'une autre vers ses parents. Elle entendit un léger bruit provenant de l’escalier, mais choisis de le mettre sur le compte de la fatigue qui commençait à se faire sentir. Elle aurait pu décider de retourner à sa chambre, mais elle savait que si elle y retournait avec les mêmes pensées en tête, elle n'obtiendrait pas plus de succès que précédemment. Elle n'hésita donc que très brièvement devant la cage d'escalier et s’élança vers le troisième étage, mais s’arrêta presque aussitôt. Des pas de course s’étaient fait entendre, à l’étage où elle se dirigeait, pour se terminer par un bruit sourd. Une boule se forma dans son estomac. Peut-être, qu’après tout elle n’avait rien à faire au troisième étage et qu’elle ferait bien mieux de retourner dans son lit. L’idée lui sembla très intéressante et faillit la séduire. Elle hésita un moment, moment qui, pour la situation, s’éternisait exagérément. Elle avait peur de mettre son nez dans les affaires d’autrui et ne tenait pas réellement à ce qu’on lui demande de se justifier pour sa présence. Par contre, si quelqu’un était en difficulté, client ou employé, elle se devait de l’aider. Elle prit donc une grande inspiration et grimpa les quelques marches qui la séparaient du problème, puisque pour faire tant de boucan à cette heure, il y avait surement un problème.
Elle se tenait maintenant face au corridor et pouvait distinguer, à son opposé, une masse étendue par terre. Elle s’approcha silencieusement et rapidement, mais rendu à mi-parcours, la masse, qui ressemblait de plus en plus à un homme se releva précipitamment. Alors que Sara amorçait une approche, afin de lui offrir de l’aide, l’inconnu, comme dément, sembla s’acharner à dessiner sur le mur à ses côtés. La jeune femme décida alors d’aller voir de plus près, peut-être que cette situation ne la regardait pas, mais l’homme n’était pas dans un état normal, c’était évident.

Plus elle s’approchait et plus l’homme devint reconnaissable. Il s’agissait de l’un des serveurs de l’hôtel, à qui elle n’avait jamais parlé. Elle s’aperçut rapidement qu’elle n’avait pas rêvé et qu’il était bel et bien après saccager le mur avec un feutre noir. Il semblait possédé par quelque force que ce soit. Sara n’était pas croyante, sinon elle aurait rapidement pu associer ce fou avec le diable. Elle ne pouvait pas le laisser continuer ainsi, il pouvait se blesser ou encore, risquer de blesser un quelconque client.

Elle n’était, à présent, qu’à quelques mètres de lui. Assez près pour remarquer que ses dessins n’avaient aucuns sens, du noir, du blanc. Après deux ou trois pas de plus, le blanc commença à former des lettres : SINCLAIR. Elle ignorait totalement ce que ça signifiait, mais sa curiosité était piquée.

Arrivée à ses côtés, elle constata avec horreur que du sang coulait de sa main sans arriver à en distinguer la cause. La situation devenait grave, elle devait faire quelque chose. Toutes ses entrailles se resserraient en elle lui intimant de faire demi-tour, mais Sara savait bien que c’était impossible. Si elle se trouvait là, ce n’était pas un hasard et elle devait venir en aide au jeune homme.


-Bonjour, moi, c’est Sara.

Elle savait très bien qu’il n’avait très peu à faire de son nom, mais elle avait prononcé ses mots d’une voix apaisante, de manière à attirer son attention en espérant le faire revenir à lui.

-Tu ne devrais pas faire cela, tu sais, arrêtes s’il te plaît.

Sur ces paroles, plus insistantes que les dernières, elle approcha une main tremblante et moite de celle du serveur. Malgré son effroi, elle espérait grandement parvenir à le toucher et à ainsi le détourner de son « œuvre ».
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:19

L'hôtel était très sombre à cette heure-ci, comme si les ténèbres avaient hantés les lieux. Les corridors étaient assombris par les éclairages maintenant tamisés de l'hôtel et les salles principales toutes très peu éclairées elles-aussi. Le silence régnait en maître, prêt à laisser sa place à quelconque bruit voulant attirer l'attention ou effrayer les âmes errantes dans les corridors. Avec tous les gens qui vivaient ici, employés, clients et propriétaires confondus, il était dur de croire que tout pouvait être si tranquille. Mais l'hôtel était habituellement comme ça à tous les soirs, ou plutôt matin, vers trois ou quatre heure. Elle était déserte, personnelle, attendrissante et non stressante contrairement au jour.

Jason pouvait en dire long sur ce sujet, souffrant de crises d'insomnies persistantes. Il avait cette faculté à ne pas dormir, malheureusement pour lui. Ses journées s'en trouvaient encore plus longues, comme si elles ne l'étaient pas déjà assez à l'hôtel. Bien sûr, il y a de ces jours où il manquait de temps pour faire tout ce qu'il voulait faire, des jours où il travaillait principalement, mais reste que depuis qu'il était ici, il avait trop de temps à lui-même. Il avait tout essayé, ou presque, pour contrer son insomnie. Il avait essayé les films en plein milieu de la nuit, l'exercice en soirée pour s'épuiser, le «on reste couché jusqu'à ce qu'on dorme» et aussi la lecture, chose qui n'était vraiment pas son fort. La seule chose qu'il n'avait jamais tenté était les pillules, les somnifères. Il avait un peu peur de ne jamais se réveillé, n'ayant jamais dormi beaucoup, il avait peur de devoir rattraper tout ce manque de sommeil. Bizarre de peur, mais c'était une peur réelle pour lui. Il avait même trouvé un nom: la tropdedodophobie. Mais depuis les derniers mois, il avait trouvé le meilleur moyen de s'endormir plus rapidement, il s'agissait des longues marches, habituellement à l'extérieur. Les brises du soir étaient appaisantes et la tranquilité réconfortante.

Ce soir, il ne s'agissait pas d'une marche ordinaire comme il avait l'habitude d'en prendre. Ce soir, il s'était endormi très tôt, pour lui, vers les deux heures du matin et comptait dormir longtemps pour une fois. Il ne travaillait pas demain et n'avait aucune autre obligation. Mais il s'était levé tout de même, complètement absent de personnalité et de lui-même. Il marchait tel un mannequin de bois dans les longs couloirs, laissant l'air flotter entre ses pieds et lui pour attendrir le son. Il avait monté trois étages de cette façon, par les marches, sans ne croiser personne, sans faire trop de vacarne. L'hôtel avait beau ne pas être jeune, Jason était assez léger et délicat pour que seules quelques planches de bois ne craquent sous lui. Et d'un seul coup, pas trop loin de sa destination, ses pas avaient résonnés dans tout le troisième étage et une bonne partie du deuxième pour en finir avec un son encore plus lourd de chute, comme si un cadavre venait de tomber sur le sol. Il s'était relevé, peu après, et s'était mit à grifonner sur le mur le plus près, à griffonner tellement fort qu'il pouvait en arracher des morceaux de peinture pour en découvrir l'ancienne en dessous. À griffoner tellement fort, que l'encre noire avait commencée à couler le long de son bras et détruisait encore plus les dessins qui étaient inidentifiables. Vint le moment de l'encre blanc qui superposa les autres couches pour en écrire huit lettres fatales, huit lettres effrayantes pour quelqu'un en connaissant la signification.

Le sang avait commencé à couler de sa main, suivant le même chemin que l'encre noir mais atterissant sur le sol comme un compte-gouttes. Il ne s'en rendait pas compte, ne se rendait compte non plus de la douleur que la supposée blessure pouvait provoquer. Il continuait d'écrire, complètement dans son monde, insconscient de l'inconnue un peu trop courageuse ou folle qui s'approchait, isolé dans une bulle qui le protégeait de toute interférence venant de l'extérieur. Mais une main apparut dans son champ de vision. Une main sombre dans la noirceur du couloir. Sans même la regarder, Jason arrêta toute action et son visage resta autant impersonnalisé que précédemment. Il fixait le vide sans aucune émotion et la main, tenant toujours le feutre, continuait d'appuyer contre le mur sans bouger, laissant l'encre se mélanger d'avantage au sang qui coulait toujours. Il resta immobile comme ça pendant exactement sept secondes suite à lesquelles il lâcha le crayon, ferma les yeux et tomba sur le sol.

Aussitôt l'impact arrivé, il réouvrit les yeux en sursaut et se rassit immédiatement. Il toucha sa poitrine pour savoir si son coeur battait toujours et sembla rassuré de le sentir toujours même s'il battait à un rythme fou. Il avait extrêmement chaud, comme s'il venait de courir un marathon et se sentait terriblement mal. Il ne savait pas vraiment ce qui venait de se passer, pourquoi il était ici dans ce couloir et pourquoi il baignait dans une marre de sang noircit. La seule chose qu'il se rappellait, c'était de s'être endormi, d'avoir courut dans un couloir et d'être mort. Un rêve? Ce n'était pas à son habitude de rêver et encore moins d'êtrr somnanbule. Il eut comme réflexe de vérifier s'il avait quelque chose, ne voyant que sa main ensanglantée mais sans aucune blessure apparente, ni de douleur. Il ressentait un certain inconfort comme s'il avait tenu quelque chose dans sa main très fermement pendant un bon bout de temps. Heureux de découvrir qu'il n'avait rien, mais n'ayant toujours pas retrouvé le sourire, il regarda rapidement les allentours. Il y avait une fille, là, à laquelle il ne s'attarda pas longtemps. La chose qui attira le plus son attention était la marque ténébreuse à côté d'elle. Cette marque qui n'exprimait rien de clair, rien de précis, sauf le mot qu'il redoutait d'y trouver. En voyant les lettres au crayon blanc, il resta figé pendant un court instant, sentant son coeur battre encore plus vite et sa gorge se resserer. Il tenta de serrer sa main pour contenir ses émotions mais quelque chose lui en empêcha. Il n'avait pas remarqué cela, ce feutre blanc qu'il tenait dans la main et à côté, un feutre noir, les armes du délit. Il passa la main dans sur son front, dégageant ses cheveux et essuyant la sueur qui s'y était formée. On pouvait clairement entendre sa respiration qui s'accélérait elle-aussi tandis qu'il essayait de son mieux de se remémorer ce qu'il avait vu.


-Dites-moi que c'est pas moi qui a fait ça... s'il-vous-plaît...
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:20

Il y a de ces jours magnifiques où nous sommes très bien exactement là où on est, où tout est paisible, calme, agréable. Et, en contrepartie, de ces nuits où l’obscurité et la noirceur vous emprisonnent dans un sentiment d’impuissance et de danger désagréable qui vous tord les entrailles et où les murs semblent resserrer leur étreinte autour de vous pour vous empêcher de vous échapper par les ténèbres. Je devrai l’avouer, ce n’est pas très fréquent, mais ce soir-là, c’était exactement le genre de situation dans laquelle Sara se retrouvait.

Complètement terrorisée par le spécimen qui vandalisait l’hôtel, elle aurait tant préféré être dans son lit, ou juste ailleurs. Une condamnation à perpétuité lui aurait semblé bien moins repoussante, mais malheureusement, certains choix l’avait conduit dans ce corridor, à l’heure précise où un être fortement dérangé avait décidé d’en retravailler la décoration. Sa main continuait sa lente progression vers celle du serveur qui ne cessait d’orner son «chef-d'œuvre » de quelques autres lignes inidentifiables. Elle se serait probablement extasiée devant un tel tableau, appréciant le choix contrasté des couleurs et les formes originales qui en émergeaient, s’il eût été fait par un enfant de trois ans, et en d’autres circonstances, surtout s’il avait été fait en d’autres circonstances.

Sa main n’était qu’à quelques centimètres de celle du jeune homme lorsque celui-ci cessa tout mouvement, arrêtant ainsi tous gestes de la part de Sara, elle retenait son souffle. Était-ce ses paroles insignifiantes ou son geste un peu fou qui l’avaient arrêté, elle n’en avait aucune idée, mais une sensation étrange au niveau de l’estomac la sommait de ne rien tenter de plus. Elle aurait voulu répondre à son cœur qui cognait dans sa poitrine, mais elle n’aurait pas sur quoi lui raconter, qu’elle était effrayée? Probablement. Elle réalisait que cet homme était bien plus fort qu’elle, ce n’était pas bien dur à battre. Oui, Sara était parfois paranoïaque, mais là, maintenant, elle avait bien peur que l’imagination puisse rattraper la réalité.

Alors, qu’elle entamait un mouvement pour se dégager et s’éclipser discrètement, l’homme qui n’avait toujours pas daigné la regarder s’effondra soudainement, sans préméditation quelconque, du moins, rien d’apparent. Sara le suivit de son corps pour s’agenouiller près de lui. Il ne resta pas sur le sol bien longtemps et s’assit immédiatement le choc passé. Alors qu’il ne semblait pas être sûr de tout comprendre, Sara, elle, était certaine d’au moins une chose : elle, elle ne comprenait rien du tout.
Elle suivit le regard du jeune homme qui croisa brièvement le sien pour s’arrêter quelque part derrière elle, dans le néant trouble qu’il avait lui-même élaboré. Le temps de revoir les lettres, seules formes tangibles sur ce mur, qu’elle retourna sur le visage de celui qu’il y a à peine trente secondes aurait pu facilement prendre un aller simple vers l’asile le plus près. Effectivement, rien n’assurait à Sara qu’il n’y avait plus sa place, mais il lui semblait moins dangereux, assis sur le sol. Elle pouvait lire sur son visage, beau visage tout de même, toute l’angoisse qui s’en dégageait.

Soudainement, il lui demanda quelque chose de complètement irréalisable. Lui dire que ce n’était pas sa faute? Franchement, elle aurait eu envi de rire. Peut-être croyait-il que c’était sa faute à elle alors? Bien entendu, c’était lui qui détenait les feutres, mais elle aurait très bien pu les avoirs mis là après l’avoir drogué. Oui, l’esprit de la jeune femme divaguait, elle perdait tout le peu de pouvoir qu’elle avait réussi à garder sur elle-même. De pouvoir.

Serait-ce possible? Folie, pouvoir? Ou si le jeune homme était bien chanceux, les deux. Enjolivé peut-être par un démon. Plus elle y pensait, plus elle faisait le lien avec son propre pouvoir. Afin de réussir à soutirer des informations, il se devait d’agir sur le subconscient. Elle n’avait jamais eu de preuve pour cela, mais c’est ce qu’elle avait toujours supposé. Si l’homme devant elle ne se souvenait vraiment plus de rien, peut-être que son inconscient, lui, pourrait dire quelque chose à Sara.

Elle savait l’opération dangereuse. Elle n’avait jamais tenté d’utiliser son don de cette façon et elle devrait user de toute sa puissance, ce qui la mettrait dans un état assez vulnérable. Tant pis, elle se devait de tout faire ce qui était possible. Les propriétaires ou même la police n’auraient rien pu faire. Elle était probablement sa dernière chance. Elle ignorait si ça pourrait fonctionner, toute sa théorie n’était que supposition. Habituellement, elle n'avait qu'à souhaiter un résultat pour que tout son être s'occupe de la satisfaire. Par contre, elle ne s'était jamais attaquée à ce genre de situation.

Venait maintenant l’étape la plus difficile. Elle devait dire quelque chose, n’importe quoi.Pour parvenir à un résultat, elle devait cesser tout le contrôle qu'elle s'efforçait à exercer sur son don.
Son objectif bien en tête, elle planta son regard dans le sien, esquissa un sourire mal à l’aise et laissa son cerveau et son don agir d’elle-même.


-Je ne peux pas vous dire sa, je suis désolée. Par contre, je vais tout tenter pour vous aider, mais je ne garantit en rien les résultats.

Les mots, ce n’était rien, elle n'avait besoin que de sa voix, à la première syllabe son esprit était entré en contact avec celui du jeune homme lui donnant, à son inconscient, pas au jeune homme, une très grande confiance en la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:20

L'hôtel était tellement silencieux qu'un petit bruit au rez-de-chaussé aurait pu se faire entendre. Le moindre bruit que faisait Jason, en particulier sa respiration, était audible de l'étrange fille qui restait plantée là devant lui. Mais la situation restait tout de même compréhensible, ou du moins la relation entre les deux personnes. Elle, cette brune semblait abasourdie, incomprise ou alors ignorante et Jason était assit sur le sol et ressemblait à un enfant qui assiste à un miracle qui le surpasse et de loin. Par contre, il y avait bien une chose d'incompréhensible, contrairement à la situation et c'était cette œuvre d'art miraculeuse qui ornait maintenant le mur du troisième étage. Ce n'était pas le mur le plus voyant, mais l'était assez pour que Cybelle le remarque assez rapidement, trop.

Sa question, tellement stupide en fait était tout simplement rhétorique. Il savait à 100%, peut-être même plus, qu'il était l'artiste entre les deux, que c'était lui qui avait utilisé ses mains pour créer une œuvre qui vaudrait cher, peut-être le prix de sa vie. En fait, il n'attendait aucune réponse et n'en voulait même pas, il n'aurait même pas dû poser la question, ne serait-ce que pour ne pas qu'on confirme qu'il était si.. bizarre. Mais ce qu'il comprenait le moins, c'était d'avoir été mort, de se réveillé soudainement et que, entre les eux, inconsciemment, d'avoir dessiné sur un mur? Ça, ça le dépassait totalement au point de le laisser faible face à la situation. Jamais, ou alors très très rarement il n'avait pas la situation en main mais là, jamais il ne l'aurait.

Il trouva finalement la force de se relever malgré la faiblesse physique qu'il ressentait et la faiblesse psychologique qu'il éprouvait. Il ignora à présent totalement les dessins ténébreux et regarda directement la femme dans les yeux, son regard avait changé énormément, comme s'il n'avait plus conscience qu'il avait refait la décoration au style Emo et qu'il risquait de se faire tuer. Il se contentait d'utiliser son regard le plus sexy sur l'envoûtante brunette qui attirait soudainement toute sa conscience. Il n'avait pas répondu à la réponse de son.. 'interlocutrice' et restait aussi silencieux que possible comme s'il le faisait exprès. Dangereusement, il se rapprocha d'elle et continua de la fixer comme s'il voulait lui sauter dessus, sexuellement parlant. Puis rendu assez près, il sauta dans ses bras et la serra très fort.

Il fourra sa tête sur son épaule et sa poitrine eut des spasmes sentimentaux. Il ferma les yeux et gémit légèrement d'une tristesse incroyable. Rapidement, le chandail de la fille se mouilla et Jason la serrait toujours autant dans ses bras pour l'empêcher de se déplacer. Ses pleurs se firent entendre et il tenta de parler d'une voix impuissante et entrecoupée de ses soupirs.


-Je comprends pas... pourquoi je suis comme ça. Je.. suis un.. un espèce de... un con, un man..manipulateur et ma seule envie c'est.. c'est de baiser tout ce qui bouge ici dans... l'hôtel. Depuis que j'suis arrivé j'ai... j'ai dragué presque tous les gens que j'ai croisé et... et j'ai couché avec plusieurs clients... et j'ai.. j'ai utilisé mes pouvoirs sur presque tout le monde... je... j'ai envie de.. de.. j'ai envie..

Étant incapable de terminer sa phrase, il reporta son visage dans le creux de l'épaule à sa si soudaine confidente et la garda dans son étreinte. Sa poitrine continuait ses spasmes qui montraient qu'il continuait de pleurer à chaudes larmes et, au fur et à mesure que ça continuait, une de ses mains descendait dans le dos de Sara, la caressant en même temps.

-Je comprends pas... j'ai encore envie de baiser.. j'ai envie de tout s'ki.. ski bouge... et en plus t'es hyper sexy, tu me donnes des envies.

Il refusa de la laisser aller pour la garder dans ses bras. Il sentait qu'il se laissait aller surnaturellement, comme si elle pouvait le consoler lui qui... lui qui était si.. confidant?
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:23

Cela faisait bientôt trois ans que Sara pouvait contrôler son pouvoir, ce sur quoi elle avait travaillé pendant longtemps. Depuis qu’elle y parvenait, elle ne l’utilisait plus que pour pousser légèrement les gens à se confier et seulement lorsque ceux-ci en avaient vraiment besoin et la dose était assez faible pour leur permettre de résister s’ils le souhaitaient. En effet, elle n’avait jamais tenté une manœuvre similaire depuis qu’elle avait un contrôle, la dernière fois, son père lui avait confié avoir plusieurs fois trompé sa femme avec deux maîtresses différentes et lorsqu’il lui apprit que l’une d’elles était tombée enceinte, ce fut l’information de trop. Elle se jura de ne plus forcer les gens et souhaitait que son don puisse seulement aider un peu. Ce soir, pour la première fois depuis des années, elle avait dû laisser son don échapper à son contrôle, lui permettant d’envouter complètement l’homme devant elle. Elle voulait, non, elle devait savoir ce qui c’était passé et pour cela, elle avait tout donner.

L’utilisation volontaire de son pouvoir lui demandait beaucoup d’énergie, tant physique que psychologique et l’avait laissé faible et vulnérable. Ses doigts tremblaient légèrement et son visage était rendu bien pâle, malgré la chaleur qui s’était emparée de son corps. Son cœur s’agitait dans sa poitrine alors qu’elle tentait de retrouver une respiration normale. Alors que l’homme à ses côtés se relevait, elle chercha appui sur le mur non loin d’elle, y plaquant son dos. L’étranger plongea son regard dans celui de Sara, un regard qui, vu de l’extérieur aurait dangereusement ressemblé à celui d’un prédateur sur sa proie, et Sara en était une bien facile, surtout à ce moment-là. Une personne sensée se serait tenu sur ses gardes, mais la jeune femme n’éprouvait aucune crainte, elle en était incapable.

Jusqu’à cet instant, elle n’avait accordé aucune importance à l’apparence physique du jeune homme, ne s’attardant qu’à ses gestes et à ses problèmes, mais là, c’était différent. Alors qu’un franc contact visuel s’était établi, elle s’attarda, naturellement, à ses yeux d’un bleu magnifique, profond, envoutant. Elle laissa son regard vagabonder sur son visage, doux et séduisant, sur ses lèvres, sur ses cheveux, châtains, dépeignés par toutes les péripéties qu’il venait de subir. Son corps, suivant son visage, était parfait, musclé juste ce qu’il fallait et il la dépassait de quelques centimètres.

Il s’approchait doucement tout en laissant planer un silence surnaturel alors qu’ils auraient dû parler, mais les mots semblaient superflus. Du moins, jusqu’à ce que l’homme viril (ça, je l’avoue, c’est discutable, on parle bien sure de la perception de Sara) et séduisant s’effondre dans les bras de Sara. Par chance, celle-ci était adossée au mur et put rester debout, tant bien que mal, malgré le poids pesant sur ses épaules. Poids de son propre corps, du garçon et, de loin le plus lourd, le poids des conséquences de sa manipulation mentale. L’adonis était sur son épaule, trempant son chandail de larmes non souhaitées et humiliantes pour lui, tout en déblatérant ses déboires sexuels. Elle sentait toute la détresse qu’elle-même avait provoquée et à laquelle elle ne s’était pas préparée. Il souffrait, il avait mal, elle le devinait facilement aux plaintes angoissantes qu’il laissait échapper. Quelques mots de son brouhaha dépressif attirèrent son attention plus que les autres.


-Et j’ai utilisé mes pouvoirs sur presque tout le monde.

Sur le moment, elle trouva cela dérangeant. Elle avait compris à la crise dont elle avait été témoin quelques minutes plus tôt, qu’il possédait probablement certains pouvoirs, bien qu’elle n’en connaisse pas la teneur. Malgré cela, elle jugea qu’il était peut-être excessif de l’utiliser sur tout le monde. Elle voyait difficilement comment un pouvoir qui agit sur les autres pouvait agir autrement que sur le subconscient des gens, celui-ci étant très vulnérable et pensait qu’il était malhonnête de s’en servir à outrance puisque d’une manière ou d’une autre, il devait s’agir d’un contrôle quelconque… Jusqu’à ce qu’elle réalise qu’elle avait fait la même chose. Elle s’était toujours donné bonne conscience en se disant que c’était pour le bien des autres, mais que savait-elle des besoins des autres? Là, présentement, l’homme en pleurs, secoué par les sanglots et les remords, qui s’étaient échoués lamentablement sur son épaule, allait-il mieux, avait-elle réussi quelque chose de bien?

Rongée par les regrets, elle entendit à peine les commentaires du jeune homme sur ses envies, commentaire qu’il ne poussa pas immédiatement plus loin. L’état dans lequel Sara l’avait plongé l’empêchait de parler normalement et le poussa à reporter sa tête sur la frêle épaule de la jeune fille qui lui rendit gentiment son étreinte. Alors qu’elle sentait sa main se déplacer vers son dos, elle aurait normalement dû l’arrêter, mais étant la cause de son état et poussée par une force étrange, elle décolla celui-ci du mur afin de laisser la main du jeune homme aller et venir librement.


-Je comprends pas... j'ai encore envie de baiser.. j'ai envie de tout s'ki.. ski bouge... et en plus t'es hyper sexy, tu me donnes des envies.

Ces mots déclenchèrent un système d’alarme dans l’esprit de Sara, mais malheureusement, celui-ci était sur le mode vibration. Elle esquissa un mouvement pour sortir de l’étreinte, mais ne voulait pas réellement réussir à s’en dégager; elle fût donc soulagée de voir qu’il la tenait fermement. Au lieu de retenter une esquive, ce que toute personne un peu lucide aurait tenté de faire, elle remonta sa main dans les cheveux du jeune homme, les caressant doucement en signe de réconfort. Elle les sentait glisser entre ses doigts et les trouva agréablement doux. Elle y accota sa joue alors que son autre main se promenait dans le haut de son dos et sur ses épaules en y laissant quelques légères pressions pour lui montrer sa compréhension et son désir de l’aider à aller mieux. Elle s’en sentait responsable et ne le laisserait que lorsque son état se serait rééquilibré.

Elle n’avait aucune idée de la procédure à suivre pour y parvenir, n’ayant pas eu le temps de se procurer le livre « Comment réconforter un macho fini en proie à une crise de larmes sur vos épaules, causée par la surutilisation de vos pouvoirs magiques ». Elle obligea ses mains à arrêter leur vagabondage pour les amener à forcer doucement la tête du jeune homme à quitter son épaule. Elle plongea une seconde fois un regard dans l’océan de ses yeux, regard qui signifiait beaucoup et si peu à la fois. D'un côté, elle aurait souhaité le soulager de sa peine et de l’autre, elle ne pouvait s’empêcher d’être fière d’avoir percé sa carapace. Elle savait pertinemment qu’il n’avait jamais avoué ainsi ses émotions, avec raison, et savourait coupablement sa victoire. Un peu pour elle-même, mais surtout pour lui témoigner son amabilité, elle lui offrit un de ses plus beaux sourires, égayant ainsi tout son visage. Malgré tout, un fin observateur y aurait décelé la déception d’avoir failli à son objectif, bien sûr elle savait maintenant certains détails de la vie sexuelle du jeune homme, mais ignorait toujours ce qui c’était passé plus tôt.


Dernière édition par Sara Nortlen le Jeu 15 Avr - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:23

N'importe qui ayant entendu parlé de Jason au moins une fois savait très bien que celui-ci avait ce don de dramatiser toujours tout ce qui se passait, tout en ayant un certain contrôle qui assurait rapidement tout le monde qu'il avait les deux pieds sur terre. Mais voilà que ce soir-là, ses pieds s'étaient envolés quelque part de beaucoup plus haut et que son habitude à dramatiser s'était tranformée en, pièce de théâtre tragique qui avait comme personnage principal le... euh... Si pauvre Jason Badley si foudroyé par le destin et frôlé par le péché de la luxure? Bon, tout cela était complètement ridicule et même lui s'en rendait compte. Allez savoir pourquoi, il était complètement incapable, même conscient, de se défaire de son drame, comme s'il n'était pas réellement conscient qu'il était conscient. Vous savez, un peu comme s'il utilisait son propre pouvoir sur lui.

Toutes les paroles, plus étranges les unes que les autres, qui étaient sorties de sa bouche découlait à la fois de vérité et d'exagération. Ce si profond non-sentimental exhibait maintenant tout un parcours de monologue sur ses folies sexuelles alors qu'en fait, il s'en fichait tellement. Il avait cette philosophie de la vie qui lui faisait comprendre qu'il pouvait en profiter tant qu'il voulait, tant qu'il n'attrapait aucune maladie et qu'il ne faisait du mal à personne. Par contre, il était tout de même soucieux de la perception des autres sur lui, alors peut-être était-ce cela qui le faisait dire des choses comme ça, il parlait pour les autres?

Alors que l'inconnue semblait toujours ne pas savoir comment réagir, Jason la serrait comme si sa vie en dépendait et qu'ils étaient les meilleurs amis du monde depuis le jardin d'enfance. Il lui racontait tout et n'importe quoi, comme s'il pouvait avoir confiance envers une inconnue alors qu'il ne peut pas avoir confiance en lui même. Mais tout cela ne l'alarma pas assez pour le réveiller, pour qu'il se rende compte qu'il était sous l'influence d'une dose vraiment excessive de magie. Mais d'abord, qui lui avait permis à elle, la brunette, d'utiliser ses pouvoirs sur lui de cette façon? Oui, Jason s'amusait avec ses pouvoirs et en abusait, mais bon, faites ce qu'il dit et non ce qu'il fait! Voilà!

L'oeuvre d'art sur le mur lui parrut comme une chose bien normale, complètement inintéressante face à ce qu'il avait à raconter pour l'instant. Sa petite personne lui était beaucoup plus importante, comme toujours, mais reste que dans un état normal, il aurait trouvé le moyen de cacher ses débauches artistiques. Il aurait probablement contrôlé quelqu'un pour tout nettoyer, mais il aurait fait quelque chose au moins.

Suite à ses paroles sur ses envies sexuelles avec la femme, il ne remarqua absolument pas que celle-ci tenta une diversion. Pour qu'il s'en rende compte dans son état, il aurait fallut qu'elle le pousse vraiment très fort et qu'elle se mette à courir le plus loin possible en hurlant qu'il était un obsédé sexuel, et encore là, peut-être n'en aurait-il pas eu conscience. Les caresses dans son dos eut d'abord un effet complètement superficiel mais dès qu'on commença à lui caresser les cheveux, ses spasmes de sentiments s'arrêtèrent subitement. Il arrêta sec de pleurer, comme si tout pouvait bien aller trop soudainement. Il garda tout de même les yeux fermés, changeant l'étreinte trop serrée pour une plus douce, voire sensuelle. Son visage se colla encore plus dans le cou de la brunette et l'odeur du parfum qu'elle portait le fit frissonner de tout son long. Il en laissa échapper une subtile expiration d'extase, comme si l'odeur qui la caractérisait était son parfum favoris, alors que ce n'était même pas le cas. Il se mordit naturellement le bas de la lèvre, ayant un mal fou à y résister, mais c'est elle qui joua les médiatrices en le reculant légèrement. Leurs yeux plongèrent dans le regard l'un de l'autre tandis que Jason avait encore envie de s'exprimer malgré lui. En tant normal, il aurait attendu un peu avant de dire ce qu'il allait dire, il aurait fait les 'préliminaires', à savoir le bla bla bla répétitif qui allait avant ces paroles.


-Tu sais, j'ai vraiment envie de passer la nuit avec toi

Eh voilà, la bombe sexuelle était mise en marche. La passion du regard de Jason dans celui de Sara resta présente encore assez longtemps avant qu'il fasse le prochain mouvement. Étant déjà collé à elle, il ne put s'approcher d'avantage, mais sa main baladeuse alla la caresser dans le bas du dos tandis que l'autre encore plus baladeuse alla lui frôler du bout des doigts la cuisse. Il baissa légèrement la tête, passant à côté de la joue à l'inconnue pour aller les déposer dans son cou très doucement, de mannière presque jouissive. Ce simple mouvement mit son interrupteur à 'ON' très facilement, lui qui était si facile à allumer tandis que ses baisers se multipliairent un peu partout sur le profil droit du cou. Sa main droite, logée dans le dos débuta les caresses tandis que l'autre montait et redescendait doucement, alternant entre caresser le côté de la cuisse et la hanche. Il continua ses doux baisers à la façon d'un couple se désirant depuis trop longtemps mais en y allant doucement pour faire durer le plaisir, plaisir que lui avait certainement!...
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:34


Si la jeune femme n’avait eu aucun homme dans sa vie depuis son arrivée à l’hôtel, il n’en avait pas toujours été ainsi. Loin de pouvoir compétitionner avec son interlocuteur, elle avait tout de même eût quelques amoureux et même quelques conquêtes d’un soir. Elle était assez ouverte d’esprit et savait s’amuser tout en sachant prendre les choses à la légère. Par contre ce soir, c’était différent, tout sortait de ses habitudes. Elle se laissait approcher de beaucoup trop près par un homme dont elle ne connaissait pas même le nom. Ne sachant pas qu’elle était la proie de pouvoirs magiques puissants, elle peinait à se comprendre elle-même. Tout était flou. La raison de sa présence ici, l’explication du nouveau design d’un des murs de l’hôtel, la signification du mot qui y était déchiffrable : Sinclair, la cause de cette situation imprévue et illogique. Oui, illogique. Rien n’était normal ou prévisible. Les deux êtres semblaient flotter entre deux espaces-temps, coupés de tout le reste. Elle tentait de se débrouiller dans cet univers étrange et tentait de maîtriser la situation : mission impossible. C’était lui qui dirigeait.

Elle avait dégagé son épaule de l’océan humain qui semblait vouloir s’assécher et l’avait regardé profondément, sans trop savoir ce que c’était censé donner. Elle espérait seulement qu’il ne lui sauterait pas au visage, mais l’effet fût plutôt passif. Très passif, puisqu’il se figea et n’émit un geste que pour prononcer quelques mots.


-Tu sais, j'ai vraiment envie de passer la nuit avec toi

Elle aurait dû hurler, se dégager au plus vite de ce prédateur redoutable, lui dire ce qu’elle aurait normalement dû penser, le gifler jusqu’à voir son sang surgir. Elle aurait dû être forte, mais elle était faible. Non. Pas faible. Facile. Complètement facile, comme hypnotisée par ses yeux, sa bouche et son corps, son si beau corps... Elle aurait voulu retenir les mots que son instinct lui interdisait, mais son esprit n’écoutait plus. Elle se torturait pour soutenir son regard tout en gardant les lèvres closes. Mais il ne le détournait pas et elle ne put les retenir plus longtemps.

-Moi aussi

Elle était arrivée au point de non-retour. Ils avaient été arrachés à sa raison et sa voix en était tremblante, à peine audible, mais l’impact de ces simples mots sur Sara était prévisible. Le seul fait qu’elles les aient prononcées semblait la délivrer de toute sa pudeur, comme si elle avait minablement accepté d’être facile. Et c’était tellement contre ses habitudes. Elle préférait grandement se laisser désirer, le résultat en était souvent bien plus surprenant. Elle avait laissé tomber ses mots avec une petite détermination dans le regard. Elle n’était ni triste, ni débordante de joie, seulement résignée. Elle n’avait même pas détourné le regard quand elle avait permis èa cet inconnu de faire ce qu’il voulait.

Il était déjà très près d’elle, toujours une main dans son dos, il déplaça l’autre vers le haut de la jambe de Sara, ce qui la fit frémir légèrement, un délicieux frisson qui la laissait avidement présager la suite des choses. Lorsque l’homme approcha, elle crut d’abord qu’il venait l’embrasser directement, mais elle fût presque soulagée de le voir frôler sa joue pour aller vers son cou. Malgré la très mauvaise impression qu’elle devait lui donner, il gardait un peu de décence et voulait prendre son temps. Au moment où il appuya doucement ses lèvres, une vague de chaleur s’empara d’elle; sa bouche s’ouvrit légèrement, sa tête se pencha vers l’arrière, de manière à toucher le mur et ses doigts s’agrippèrent au chandail du manipulateur, sur son torse. Son cœur cognait dans sa poitrine comme pour l’avertir que la situation n’était pas normale, mais elle l’interpréta comme le signe d’une excitation naissante. Elle n’était pas la première à subir ce manège de la part du serveur, elle en était persuadée, et probablement pas la dernière non plus…
Plus les caresses s’intensifiaient, plus elle se sentait bouillir de l’intérieur. Le cou, la cuisse, la hanche, le dos, tout semblait s’embrouiller pour former un tout de plaisir délicat et interdit. De là venait peut-être sa facilité à se laisser faire : l’interdit. Pas qu’elle soit passible de prison, mais selon les valeurs morales populaires, se genre de comportements étaient déplacés, ce qui, justement, était suffisant pour provoquer en Sara l’envie de le faire. C’était de la folie et elle en était de plus en plus consciente, mais une force la poussait à se laisser aller. À se décoincer et à ravaler les remords qui l’avaient assailli un peu plus tôt.

Malgré tout, malgré le fait qu’il soit déjà trop tard, elle voulait garder ce qui lui restait de contenance et sauver un tant soit peu l’opinion qu’il pourrait se faire d’elle. Elle devait reprendre le contrôle. Elle devait passer par-dessus l’incendie qu’il avait allumé en elle et dominer un tant soit peu la situation. Ses mains qui étaient jadis agrippées à son chandail se déplacèrent doucement au rythme de ses baisers, l’une alla se replacer dans ses cheveux, l’autre dans son cou, laissant ses doigts effleurer cette peau si douce. De cette main elle le força à s’écarter, mais ne laissa pas la distance les séparer très longtemps. La jeune femme se décolla le plus possible du mur et alla déposer un premier baiser sur la mâchoire de l’homme, près des oreilles. Le second se fit sur la joue, plus appuyée que le dernier. À peine séparée de son visage, elle chercha désespérément son regard afin d’u plonger momentanément le sien, empreint de défit. Elle voulait qu’il sache qu’il avait compris son jeu, et qu’elle souhaitait jouer aussi.

S’il ne voulait pas aller trop vite, elle ne lui ferait certainement pas le plaisir de craquer en premier. Elle devait lutter contre elle-même, mais elle se savait capable d’affronter la pression. Soutenant son regard jusqu’à ce que ça en soit impossible elle colla sa poitrine sur son torse et alla déposer un léger baiser à la commissure des lèvres du serveur. Elle le provoquait, elle voulait qu’il craque, et elle pourrait, au moins, rabattre sa bonne conscience sur le fait qu’elle n’avait pas fait le premier pas.( :roll: )Elle fit en sorte que le contact soit bref, mais resta à seulement quelques millimètres de sa peau, fermant ses yeux pour savourer le moment. Leurs lèvres se frôlaient presque, il pouvait probablement sentir son souffle rapide sur sa peau. Elle ne franchirait pas la minime distance qui les séparait du désir qui naissait en elle… il devrait le faire par lui-même s’il souhaitait vraiment passer la nuit avec elle…
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MessageSujet: Re: Vision nocturne [PV Sara] Jeu 15 Avr - 20:35

Si Sara se croyait facile en ce moment, un peu comme si Merriive était dans la place, ce n'était pas qu'elle avait tord. Oui, Jason n'avait pas conscience des pouvoirs qu'il utilisait en ce moment sur elle, mais une seule chose était certaine à trois cent cinquante pourcent, c'était que si elle ne désirait pas faire quelque chose, elle ne le ferait pas. Jason n'était qu'une aide, un peu comme la boisson, il lui faisait oublier qu'elle devait être gênée, lui faisait oublier qu'elle avait sûrement quelque chose de mieux à faire que de passer la nuit avec le premier inconnu qu'elle croisait dans le couloirs qui venait de dessiner tel un enfant sur un mur. Heureusement que Madame Sara ne le chicanait pas, il se serait aussitôt sentit réellement comme un enfant!

Rapidement, il se confia à nouveau. Il l'aurait normalement fait, mais peut-être un peu moins directement. Disons simplement que ses paroles étaient plutôt crues, comme s'il les avait cueillis et qu'il n'avait pas pris le temps de les apprêter avant de les dire, comme si on lui avait forcé à les dire, qu'on lui avait fait sortir son côté chasseur d'un seul coup. Oui, il était toujours un chasseur, mais un tout petit peu plus subtil habituellement. Il lui dit, dans les premiers qui lui vint en tête, qu'il allait et voulait coucher avec elle, c'était à peu près cela, puisqu'on s'entend pour dire que ''passer la nuit avec'', ce n'est pas d'être couché en cuillère avec l'autre personne en attendant que les petits oiseaux se réveillent et fassent aller leurs petits champs mélodieux pour nous réveiller sur une musique de princesse!

Le temps de réponse ne parrut pas très long, et il ne l'était pas non plus. Elle savait elle aussi ce qu'elle voulait et l'affirmait sans trop de problèmes, mis à part peut-être une certaine légère réticence. Peut-être était-ce de la gêne, peut-être était-ce la première fois qu'elle se rapprochait autant d'un inconnu et qu'elle s'apprêtait à passer au lit avec lui si rapidement. Il aurait peut-être voulu trouver des mots pour la rassurer, lui faire prendre conscience que ce n'était pas quelque chose de mauvais non plus, il n'aurait pu trouvé mieux que ce qu'il posa comme geste. Les baisers qu'il lui offrit dans le cou la fit réagir sur le même coup. Elle s'aggripa presque sauvagement à son chandail, laissant la bête sortir en elle. Plus il augmentait la passion de ses baisers, plus elle s'aggripait à lui. Chaque contact de ses lèvres la faisait réagir, comme un mécanisme. Il appuyait sur le bouton, et elle réagissait. Puis l'étreinte sur son chandail disparut d'un seul coup, mais il sentit les mains monter de plus en plus haut, signe qu'elle ne voulait pas non plus qu'il arrête. Le contact dans ses cheveux le fit frissonner à un tel point qu'il dût arrêter le contact de ses lèvres pendant un très court instant et que son corps se colla complètement contre celui de la femme. On le repoussa, comme s'il n'avait pas bien fait son travail, alors qu'il savait que c'était le contraire, il avait réussit à la perfection. La Facile-Comme-Merriive tenta de se reprendre, comme si elle voulait montrer qu'elle était une vierge effarouchée comme ...

Elle prit le contrôle et il la laissa totalement faire. Si elle voulait s'essayer, il était partant. Les baisers plutôt plaisants qu'elle lui offrit lui donnèrent l'envie d'aller plus loin, de passer dans le temps et d'aller voir ce qu'il y avait dans pas beaucoup de temps après. Il se posa alors une drôle de question, se disant qu'ils ne pouvaient tout de même pas passer à l'acte là, dans le couloir, même si Jason l'aurait facilement fait, il doutait que c'était l'endroit idéal pour elle. Après tout, dans une salle de bain, sur le bord de la piscine, pourquoi pas dans le couloir? Sourtout que c'était la nuit cette fois-ci. Elle le tenta, gardant ses lèvres près des siennes sans pour autant y toucher. Les yeux fermés, il ne sut pas comment réagir pour une des rares fois de sa vie. Finalement, sa main se porta à la poignée de porte la plus près, très près de lui et la chambre s'ouvrit. Elle n'était pas barrée, mais Jason n'en avait absolument rien à faire. Était-ce de l'intuition? De la chance? Peut-être une ménagère avait-elle un don de prémonition et qu'elle avait vu que Jason et Sara avaient du mal à agir dans le couloir? Toujours la main autour de sa taille, il la tira avec lui dans la chambre et repoussa la porte d'un coup de pied assez doux pour ne pas réveiller toute l'étage non plus. Encore à quelques centimêtres d'elle, il trouva le moyen d'enlever le premier bout de tissu, son chandail. Il le laissa tomber par terre et se rapprochant de Sara, il la força à reculer tandis qu'il approcha ses lèvres un peu plus pour créer le contact. Ils étaient maintenant lancés, si quelque chose les arrêtait en chemin, ce n'était certainement pas eux. Il la fit s'allonger sur le lit de la chambre, propre, signifiant que le dernier utilisateur était bien la femme de ménage. Il se retrouva par dessus elle, sans pour autant trop la toucher. Seules ses lèvres créaient un contact et ses jambes qui frôlaient celles de sa maîtraisse. Finalement, sa main alla la caresser, commençant par son ventre jusqu'à monter à sa poitrine. Il descendit ses baisers, retournant dans le cou et passa sa main sous la camisole de Sara, la remontant de plus en plus. Le contact avec sa peau s'intensifia au fur et à mesure qu'il lui retirait sa camisole, jusqu'à devoir briser le lien de ses lèvres pour pouvoir lui retirer. Il retourna directement à ses lèvres, même s'il aurait bien aimer admirer la vue un peu, il fut incapable de résister à l'envie de l'embrasser à nouveau.
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Vision nocturne [PV Sara]

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