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Le réveil du phénix [P.V. Oliver]

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MessageSujet: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Sam 17 Avr - 12:51

Je me levai, étant partit du néant, je regardai autour de moi pour découvrir quelque chose dont j'ignorais totalement l'existence. Je la regardai, hésitant et inconscient de ce qu'elle m'apportait. Elle portait des jeans foncés amples qui, à mon goût, semblaient bien stylisés, à mon goût. Elle portait un gilet vert pâle de ce que j'imaginai être une bonne marque pour l'avoir d'écrite en gros sur la poitrine. La veste qui ornait le tout ne me plaisait pas du tout, elle était blanche mais trop courte pour cette chose qui la portait. Et cette chose, c'était moi. Cette chose dont j'ignorais totalement l'existence, c'était moi-même. Avoir l'occasion de me voir le visage, je me demandais si j'aurais l'intelligence et la mémoire de me rappeller de moi même. Comment pouvais-je m'oublier autant? Comment pouvons-nous oublier notre propre présence dans ce monde? Je ne m'étais pas vu encore, mais d'après ma grandeur, la grosseur et les traits de mes mains ainsi que le reste de mon corps bien développé, il était clair que je n'avais pas un an et qu'il était alors impossible que je me sois oublié. Peut-être avais-je reçu un coup sur la tête? Un coup tellement fort qu'il aurait pu me faire oublier qui j'étais? Un coup aussi fort que celui-là ne m'aurait pas que fait perdre la mémoire, je ne serais plus de ce monde. Peut-être était-ce cela, peut-être étais-je mort?

Paniqué et impatient de découvrir la vérité, je courus vers la voiture la plus près. La vitre était un bon miroir et s'il ne l'était pas, il y avait les miroirs qui servaient normalement au conducteur. Dès que je fûs assez près de ma destination, j'appuyai mes mains contre le toit et fixa la glace longuement. J'étais là, je me voyais. Il était donc assez peu probable que je n'existe plus. Je tentai de vérifier les traits de mon visage, de voir à quoi je ressemblais, mais l'éclairage ne permettait que de voir une silhouette noire, une ombre. *Une ombre!* Cette idée soudaine me donna une nouvelle idée qui ne pouvait démentir mon existence. Il devait être environ un ou deux heures de l'après-midi d'après la position du soleil et il était tellement fort que mon idée serait exceptionnelle. Je me reculai de quelques pas et me retournai dos au soleil. J'y découvris mon ombre, cette preuve irréfutable que j'existais. Si j'avais une ombre, j'étais une chose physique. Fou de joie, un sourire gracieux se dessina sur mes lèvres et je me retournai vers le soleil. J'étendis mes bras parrallélement au sol et fermis les yeux. Cette sensation de vivre m'était parfaite et me comblait de bonheur. Malheureusement, j'ignorais absolument tout du reste. Je fouillai rapidement mes poches et y découvrit un porte-feuille que je retirai immédiatement de sa cachette. En l'ouvrant, des dixaines de papiers s'y échapèrent. Je me penchai, les attrapèrent tous et les examinèrent.
«Toutes tes cartes sont des fausses»
«Au cas où tu te souviendrais de quelque chose, oublie le»
«Ton nouveau nom est Taylor Scott»
«Invente-toi une vie et rapidement avant que l'on te pose un piège»
...
Tous étaient des messages intriguants dans ce genre, mais aucun ne disait réellement ce qui s'était passé juste avant mon réveil quelques minutes plus tôt. Comment pourrais-je le savoir?

Afin d'essayer d'y découvrir quelque chose, d'y comprendre quelque chose, je me déplaçai dans le stationnement vers cette grande maison, probablement un hôtel. Je m'y approchai, remarquant qu'un inconnu se trouvait non loin de moi devant. Incertain, je m'approchai sans pour autant montrer d'intention envers cette personne. Je n'étais pas très loin, ni trop proche non plus et j'ignorais totalement comment commencer la conversation avec cette personne.
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Oliver Michalchuck

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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Sam 17 Avr - 12:53

[HJ : Je ne me rappelais plus à quel moment de l’année c’était, alors j’ai improvisé avec la date de publication!]

Oliver était parmi les rares personnes qui aimaient l’hiver. Il préférait de loin devoir se couvrir et avoir froid que d’avoir chaud et de suer en été. Une personne avait tellement plus de classe avec le visage un peu rougi par le froid que plein de gouttelettes de sueur. Il avait passé des heures à regarder la première neige tomber, et encore plus de temps lors de la deuxième neige. Il trouvait que cela était un magnifique spectacle. Voir les flocons tomber lentement devant ses yeux ou sous la lumière des lampadaires lui faisait du bien. C’était un élément connu pour lui, un élément de stabilité. Et de la stabilité, Oliver Michalchuck en avait bien besoin. Il était même déçu que cette année, il n’y ait pas beaucoup de neige. Son dernier hiver avait été dans un pays qui connaissait quatre saisons et seulement des hivers, Oliver était donc un peu dépaysé. C’était alors avec joie qu’il avait enfilé son petit manteau, ses gants, ses bottes et son foulard, pour aller faire une petite ballade dehors. Il n’y avait pas tellement plus de deux centimètres de neige sur le sol, mais cela contentait Oliver, qui se sentait renaitre. Il avait passé tant de temps seul, enfermé dans sa chambre, de sortir et de prendre l’air lui ferait du bien. La simple idée de le faire le revigorait déjà, imaginons alors à la fin de sa ballade, alors qu’il aurait fait le plein d’air frais, de soleil, de froid et de bonheur simple… Il avait préféré sortir du terrain de l’hôtel et de prendre la petite route, plutôt que de se promener sur la propriété. Étant donné que le paysage qu’il voyait à partir de la fenêtre de sa chambre était la cour arrière de l’hôtel, il voulait voir un nouveau paysage. Les arbres enneigés, les petits oiseaux qui se cachaient, le vent frais qui lui fouettait le visage seulement en rafale, le soleil qui le réchauffait en même temps… le résident discret se sentait vraiment dans son élément.

Durant toute sa ballade, il n’avait cessé de penser à Cybelle. Il avait tellement attendu pour être auprès d’elle, maintenant qu’il l’était, il avait peur. Il ne pouvait pas expliquer cette peur, mais il savait qu’elle était là. Comme un système d’alarme silencieux. Il avait peur d’elle, de lui-même, de la situation, de ce qui pourrait arriver, de ce qui pourrait ne pas arriver… Tout se bousculait dans sa tête, mais ce qui revenait toujours était le visage de la propriétaire, lors de leur première et seule rencontre. Son regard et ses traits si durs dans son visage faisait mal à Oliver lorsque ce dernier se les remémorait. Il ne comprenait pas pourquoi autant de rage, de désespoir et de peine. Il aimerait tellement pouvoir faire revenir les étincelles et la joie dans ses pupilles si grises. Oliver se retourna et jugea qu’il avait été assez loin, puis fit demi-tour. Il retournait vers l’hôtel, tout en continuant à penser à Cybelle. Il avait beau retourner dans tous les sens ce qu’il lui avait dit, il voyait bien que ce n’était pas de sa faute à lui. La douleur venait d’ailleurs, du passé. Il devrait en découvrir la cause. Même s’il savait que ce n’était pas de sa faute à lui, il ne comprenait pas pourquoi Cybelle avait été si désagréable avec lui, dans ce cas-là. Il ne lui avait rien fait, même qu’au contraire, il voulait tout sauf la blesser. Il émit un petit grognement et releva la tête. Il était de retour à l’hôtel. Elle était majestueuse recouverte de ce fin tapis de neige. Il eut un petit sourire ne la regardant, car depuis qu’il était petit, il avait l’impression que les maisons avaient l’air de des personnes âgées une fois qu’elles étaient recouvertes de neige. Le fait que le toit soit blanc plutôt que noir ou brun, changeait pour Oliver sa perception de l’âge de la propriété. Il regarda autour de lui et ne vit pas âme qui vive. Il traversa le stationnement, en coupant au travers les nombreuses voitures, puis s’arrêta, en mettant les mains dans ses poches de jeans, dans le stationnement, pour observer ce lieu qui était sa maison, mais surtout, la propriété de sa belle.

Celle-ci avait bon gout. Il savait que c’était elle qui avait faite repeindre les volets et la couleur allait à ravir avec la brique des murs. Soudain, Oliver entendit près de lui le bruit d’une roche que l’on envoie valser par accident en ne levant pas assez le pied. Il se retourna donc légèrement en direction du bruit et vit un homme. Il y avait à peine quelques instants, il n’y avait personne, mais il y avait quelqu’un soudainement. Oliver se demanda s’il avait contemplé la maison si longtemps que ça ou si l’autre homme était étrange à sa façon. Une personne normale serait rentrée dans l’hôtel, puisqu’on ne parle pas aux étrangers, mais il y avait longtemps qu’Oliver n’écoutait plus les conseils des autres. Le jeune homme en face de lui ne lui semblait pas hostile et cela lui suffisait. Il lui offrit donc un petit sourire, avant de lui adresser la parole.


-Est-ce que tout va bien?

Le jeune homme semblait déboussolé et un peu perdu. Oliver ne voulait que l’aider, lui aussi. Le résident priait pour ne pas regretter sa très grande gentillesse…

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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Sam 17 Avr - 12:54

HRP: Pour quelqu'un d'en retard, je le suis énormément. J'espère que vous aurez la force de me pardonner :D


Le silence qui régnait en moi me faisait presque mal. J'avais beau faire tout le bruit que j'avais besoin de faire à l'extérieur, mon intérieur n'était pas composé, il était vide. J'avais l'impression d'être une carapace de tortue, sans tortue, une coquille d'escargot, sans escargot et un coquillage sans son huitre, ou sa perle. Il me manquait cela, cette chose qui faisait de moi qui je suis, cette chose qui vous donne l'impression d'être unique, ou juste de réellement être en mesure d'exister. La vie, pour ce qu'elle était aujourd'hui, ne valait pas la peine. Comme avais-je pu oublier quelque chose de si important? Et tout semblait être un complot contre moi, comme si on m'avait fait perdre la mémoire et qu'on s'arrangeait maintenant pour que je ne retrouve jamais ce que j'étais. Les nombreux papiers qui s'étaient échappés de mon porte-feuille étaient une piste intéressante, mais malheureusement pas assez claire. Quant à tout oublier, pourquoi ne pas me tuer? Ça demandait plus de courage, mais beaucoup moins d'effort de ma part. L'amertume qui me couvrait, si elle était un voile, serait tellement épais que je n'aurais même pas froid, que j'en aurais suer. Mais étant une chose intangible, voilà que la température m'atteignait trop facilement. La veste que j'avais sur les épaules me couvrait quelque peu, mais était beaucoup trop légère. Pourquoi étais-je habillé ainsi? Peut-être étais-je cryogénisé depuis des millénaires et que je me réveillais aujourd'hui? Jusqu'à présent, il s'agissait de la théorie la plus probable... et elle expliquerait ma situation.

J'avançais dans le stationnement où se situaient quelques voitures lorsqu'une personne apparue dans mon champ de vision. Je la regardai longuement, me demandant si elle était réelle et si elle venait de se réveiller elle aussi. Discrètement, pas assez, je m'approchai d'elle. J'eus cette envie de tendre le bras et la toucher, au cas où elle était un fantôme, mais je me repris et une peur beaucoup trop grande s'empara de moi. Je reculai d'un pas rapide, faisant beaucoup trop de bruit, assez pour que la personne se retourne et me regarde. Mon cœur se mit à battre si vite que j'espérai la crise cardiaque.


«Euh, eh bien, je, en fait je veux dire que, euh, j'imagine, en fait.. Oui, oui ça va!»

Le manque flagrant de conviction et la puissance à laquelle je dis les derniers mots laissait paraître que je mentais. *Du calme, c'est pas si grave, c'est une personne qui te parle, c'est normal.... Fais comme si tu étais normal*. Je tentais du mieux que je le pouvais de me réconforter, mais j'avais tellement peur qu'il m'en demande plus que j'en savais sur moi et d'après mes exploits précédents en menterie, je ne pouvais pas dire que j'étais très bon acteur.

«Alors, que faites-vous ici, dans le stationnement? C'est peu régulier comme endroit de balade n'est-ce pas?»

*Reste à espérer qu'il ne me retourne pas la question*
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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Sam 17 Avr - 13:40

Si Oliver trouvait parfois qu’il avait l’air fou ou si Oliver n’avait jamais cru que le proverbe qui dit qu’il y a toujours pire que soi était vrai, c’était avant de rencontrer cet homme. En effet, la personne devant lui n’avait rien de normal. Il avait presque l’air d’un enfant sauvage, mais dans la vingtaine. Ce qu’il y avait de bien avec les enfants sauvages étaient qu’ils étaient comme des œuvres vierges, ils ne connaissaient rien. Ils étaient donc plus facilement émerveillés ou effrayés, comme cela semblait le cas en ce moment. Sa nouvelle rencontre rappelait à Oliver un animal effrayé qui était allé se cacher pour se protéger, mais qu’on venait de retrouver. Le jeune homme en face de lui semblait sur le point de craquer, comme si Oliver était un agent de police qui le cuisinait depuis des jours pour qu’il avoue un crime atroce, alors qu’ils venaient à peine de se rencontrer et qu’ils se parlaient à peine. Alors oui, Oliver croyait qu’il y avait pire que lui…

-Euh, eh bien, je, en fait je veux dire que, euh, j'imagine, en fait.. Oui, oui ça va!

Décidément, Oliver était tombé sur tout un numéro. Même lorsqu’il parlait, il n’avait pas l’air normal. Il avait une drôle de voix et si peu d’assurance, c’en était presque pathétique. C’était évident qu’il mentait, mais Oliver ne savait pas quoi faire face à ça, il n’avait aucun argument pour le forcer à lui dire la vérité. Il devrait attendre et poser la question plus tard, si leur conversation allait aussi loin… Il l’espérait, puisque à force de l’observer, il commençait à lui faire peur pour sa sécurité et il voulait vraiment l’aider. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait avec cet homme. Oliver ne comprenait pas pourquoi il ne s’enfuyait pas en courant face à ce spectacle lamentable que lui offrait l’autre, peut-être qu’un jour sa gentillesse causerait sa perte…

-Alors, que faites-vous ici, dans le stationnement? C'est peu régulier comme endroit de balade n'est-ce pas?
-Eh bien, je reviens d’une petite marche de réflexion et c’était sur mon chemin et j’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter pour contempler… c’est beau n’est-ce pas?


Oliver se retourna vers l’établissement et la vue qu’il lui offrait. L’espace de quelques instants, il se replongeait dans ses pensées et oublia même jusqu’à la simple présence de sa nouvelle rencontre. Il pensait à Cybelle aussi. Il se demandait ce qu’elle faisait, à quoi elle pensait, avec qui elle était, comment elle se sentait… Il ne pouvait pas s’en empêcher, c’était plus fort que lui. C’était comme si Cybelle faisait partie de lui. Oliver ferma les yeux et vit son joli visage, puis comme il commençait à s’effacer lentement, il secoua sa tête légèrement et se retourna vers son interlocuteur.

-Et vous, que faites-vous ici?

Un peu plus et il oubliait ses bonnes manières. Heureusement, il s'était au moins rapeller de le vouvoyer…

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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Sam 12 Juin - 15:04

J'étais un nouveau perdu, le plus de tous, et j'eus cette drôle de théorie qui me passa par la tête, théorie plutôt ridicule et assez impossible, mais qui sait, peut-être était-elle vraie? Et si l'inconnu, devant moi, venait tout juste de se réveiller lui aussi? Si, dans les voitures, n'attendant que d'être réveillés, sans mémoire, des dizaines de cadavres y dormaient? Peut-être étais-je le premier à me réveiller, à rencontrer la lumière du jour à nouveau, ou alors le dernier, le petit retardataire. Cette idée me flottait en tête, alors que je savais pertinemment que ce n'était pas la bonne idée. Le calme naturel, la sérénité de l'autre me montrait le contraire... à moins qu'il soit le gardien des corps amnésiques? Bon d'accord, je suis fou, voilà le premier trait de caractère qu'il était possible de me trouver.

Le second, très évident, qu'il était possible de me trouver, c'était que j'étais quelqu'un de sincère. J'avais beau dire n'importe quoi verbalement, par exemple que j'allais bien, mon langage non-verbal disait tout le contraire. J'avais tellement peur de la suite que j'en eus presque chaud, moi qui gelait quelques secondes avant. Si l'inconnu n'était pas en mesure de savoir que je mentais, c'était qu'il était encore plus stupide que moi, plus ignorant encore, ce qui se trouverait à être quelque chose d'exceptionnel. C'était impossible d'être pire que moi, n'est-ce?

«J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir»


-Eh bien, je reviens d’une petite marche de réflexion et c’était sur mon chemin et j’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter pour contempler… c’est beau n’est-ce pas?

Le soulagement que j'eus lorsque je me rendis enfin compte qu'il ne me retournait pas la question en fut presque trop. Si j'avais pu le faire, j'aurais crié de joie, mais c'était peut-être un tout petit peu trop.

-Eh bien... euh... oui d'accord, c'est joli... mais ça reste des voitures...

Puis en le regardant lui, je me rendis compte que lui, il regardait plus loin que le stationnement... Je regardai dans la même direction, peut-être y verrais-je quelque chose de plus intéressant... ah bien oui.

-Ah! Tu voulais dire l'hôtel. Ouais t'as raison, c'est vrai que c'est plutôt joli.

Mais quel con je faisais...
Et voilà, j'avais envie de hurler, AU SECOUR!!! Quelqu'un devait venir m'aider, je ne pourrais m'en sortir seul. Il venait de prononcer les paroles que je ne voulais pas entendre. Devais-je m'en aller en courant? Ce serait plus efficace.


-Euh... Bien en fait, je reviens tout juste d'une petite marche moi aussi, c'est vraiment fou. Et, disons que j'ai rencontré un animal que je ne m'attendais pas vraiment à rencontrer ici; il y avait un ours sur mon chemin. Alors disons que j'ai paniqué, j'ai rebroussé chemin et voilà. On m'avait pas dit qu'il y avait des animaux sauvages quand je m'étais informé sur l'endroit.

Revenons qu'à un seul trait de caractère et enlevons le sincère; je jouais la comédie plutôt bien finalement.
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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver] Mar 10 Aoû - 22:53

Oliver avait reporté toute son attention sur son interlocuteur, ce qui lui permit donc de l’analyser un peu. Il avait cette capacité à pouvoir savoir comment étaient réellement les gens, en ne le observant que quelques instants. Il avait des années de pratique. Ce n’était aucunement magique, juste naturel. Trop d’heures perdues à ne rien faire d’autre que passer inaperçu et regarder tout le monde, en tant qu’humain qu’il est. Dans le simple, mais tout de même fol, espoir d’un jour la retrouver, au milieu d’une foule, par hasard… C’était pratiquement ce qui était finalement arrivé, mais là n’était pas la question. Oliver devait souvent se forcer à ne pas seulement penser à Cybelle, mais c’était plus fort que lui. Il y avait toujours quelques bifurcations de son esprit vers Cybelle, c’était viscéral, il devait penser à elle, la voir, lui parler… Ils devaient connaître la vérité et Oliver savait que ce n’était qu’ensemble qu’ils y parviendraient…

Pour revenir à son interlocuteur, donc, Oliver, en le regardant, finit par en déduire qu’il mentait probablement. Non seulement Oliver ne croyait pas une seule seconde qu’il allait bien, mais en plus, il était convaincu qu’il bluffait en permanence. Il semblait ne pas savoir qui il était, ce qui était tout de même assez ironique, vu son âge. Non pas qu’il ait l’air vraiment vieux, mais on lui donnait facilement la mi-vingtaine et, normalement, à cet âge, on commençait à savoir assez bien qui on était… Ensuite, Oliver remarqua qu’il était également très perturbé. Quelque chose clochait visiblement, mais Oliver ne réussissait pas à mettre le doigt dessus. C’était comme si quelque chose manquait à l’autre jeune homme… *Peut-être que ce sont des cellules qui lui manque…?* L’autre ne semblait pas complet, dans la mesure où c’était comme s’il était un modèle à coller et que la personne qui l’avait collé avait perdu des morceaux et avait décidé de le laisser comme ça quand même.


-Eh bien... euh... oui d'accord, c'est joli... mais ça reste des voitures... Ah! Tu voulais dire l'hôtel. Ouais t'as raison, c'est vrai que c'est plutôt joli.

*Décidément, les choses ne s’arrangent pas pour lui…* Qui de normalement constitué pouvait penser, ne serait-ce qu’une seule seconde qu’Oliver était en pleine contemplation devant… un stationnement ? Si ça se trouve, Oliver venait de tomber sur un jeune homme complètement défoncé et malade qui pourrait éventuellement être dangereux. Les drogués ont souvent des sautes d’humeur, surtout en plein trip, qui pourrait attirer des ennuis à Oliver. Celui-ci décida tout de même de continuer à lui parler, gentiment, tout en restant sur ses gardes et à distance. Cependant, il ne pouvait se résoudre à le laisser seul, dans cet état. C’était tout simplement impossible pour lui de le faire. Trop souvent on l’avait laissé se débrouiller seul alors qu’il avait vraiment besoin d’aide, il ferait donc tout ce qu’il pouvait pour aider l’autre jeune homme.

-Et vous, que faites-vous ici?
-Euh... Bien en fait, je reviens tout juste d'une petite marche moi aussi, c'est vraiment fou. Et, disons que j'ai rencontré un animal que je ne m'attendais pas vraiment à rencontrer ici; il y avait un ours sur mon chemin. Alors disons que j'ai paniqué, j'ai rebroussé chemin et voilà. On m'avait pas dit qu'il y avait des animaux sauvages quand je m'étais informé sur l'endroit.


Oliver, qui avait fait plusieurs recherches sur l’endroit avant de s’installer ici, savait pertinemment que la région ou se trouvait l’Hôtel était tout ce qu’il y avait de plus sécuritaire. Elle n’était pas du tout dans la zone des ours. Les plus près étaient à environ une centaine de kilomètres à l’ouest, tout comme les loups… Même si son interlocuteur était très convainquant dans son rôle, Oliver savait qu’il mentait. Ce qui était le plus triste serait de défaire carrément ses arguments en lui sortant ses sources de recherches infaillibles… Ce qu’il n’en ferait pas. Oliver voulait rester prudent et ne surtout pas le confronter. Il joua donc, lui aussi, un rôle.

-Moi non plus personne ne m’a informé de ça. Peut-être que les propriétaires ne le savent pas eux-mêmes. Vous devriez les en avertir. En passant, je me présente, je suis Oliver Michalchuck. Je suis un résident de l’Hôtel Union. Et vous, vous êtes…?

Tout en se présentant, Oliver tendit sa main et fit un sourire sympathique à son interlocuteur.

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MessageSujet: Re: Le réveil du phénix [P.V. Oliver]

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Le réveil du phénix [P.V. Oliver]

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